Vous naviguez sur l'ancien site
Aller au menu principal Aller au contenu principal Aller au formulaire de recherche Aller au pied de page
Ici Radio-Canada Première

Contrôleur audio

Extension Flash Veuillez vous assurer que les modules d'extension (plug-ins) Flash sont autorisés sur votre navigateur.

Chargement en cours

Félix B. Desfossés animateur de Région zéro 8
Audio fil du vendredi 17 mai 2019

Lutte contre l’homophobie  :  première édition de Fierté Val-d’Or

Publié le

Un drapeau multicolore flotte au vent
Le drapeau de la fierté gaie   Photo : Radio-Canada / Bruno Giguère

Le premier Festival Fierté Val-d'Or prolonge toute la fin de semaine les célébrations de la journée mondiale de lutte contre l'homophobie et la transphobie, soulignée le 17 mai.

Marche de la fierté, journée communautaire au parc Albert-Dumais où une quinzaine d'organisations seront représentées, karaoké : la communauté LGBTQ ne manque pas d'imagination pour afficher ses couleurs.

La présidente de l'événement, Maryse Ouellet, y voit aussi une manière de démontrer son soutien aux personnes lesbiennes, gaies, bisexuelles et transgenres de la région, dans le contexte où l'acceptation de son orientation sexuelle ou de son identité de genre peut parfois être tabou.

Pour les femmes, c'est peut-être plus facile [de dévoiler son orientation sexuelle] en région, mais pour les hommes, c'est encore difficile de se dévoiler, de dire qu'ils sont en couple avec un homme. C'est ça qu'on veut essayer de changer. Tout le monde a droit à l'amour et l'amour est universel, explique-t-elle.

Grosse vague de soutien

Mme Ouellet se réjouit d'ailleurs que plus d'une centaine d'entreprises de la région aient démontré leur soutien à la cause en affichant le drapeau de la fierté gaie dans leur commerce, une initiative de la Coalition d'aide à la diversité sexuelle de l'Abitibi-Témiscamingue.

Cette année, il y a eu une grosse vague [de soutien], fait-elle valoir. Je pense qu'en faisant un festival, les gens voient qu'on a besoin des appuis des alliés. Je pense que les commerces et les restaurants l'ont prouvé cette semaine.

Les dragqueens, une manière de briser les tabous?

Interrogée sur la possibilité que la forte présence de spectacles de dragqueens au sein de la programmation ouvre la porte aux jugements, Maryse Ouellet répond par la négative. Pour elle, avec huit dragqueens sur scène, ce qui constitue le spectacle du genre de plus grande envergure jamais présenté dans la région, est au contraire une autre façon de faire tomber les murs.

Les dragqueens amènent tellement d'alliés, des hétéros, c'est de ces gens-là dont on a besoin pour faire tomber les barrières en Abitibi. ça nous aide à briser les tabous, plaide-t-elle.

Le Festival Fierté Val-d'Or a déjà annoncé qu'il serait de retour avec une deuxième édition l'an prochain.

Chargement en cours