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Annie-Claude Luneau
Audio fil du mercredi 24 avril 2019

L'auteure Jocelyne Saucier touchée par les premières images d'Il pleuvait des oiseaux

Publié le

Jocelyne Saucier accorde une entrevue dans un studio d'ICI Première.
Jocelyne Saucier a été touchée par les premières images d'Il pleuvait des oiseaux, qu'elle avait vues avant tout le monde.   Photo : Radio-Canada / Marie-Hélène Paquin

Une première bande-annonce du film Il pleuvait des oiseaux, adapté du roman de la Rouynorandienne Jocelyne Saucier, a été publiée ce matin. L'auteure a été touchée de voir ces premières images, particulièrement l'interprétation musicale de la légende du cinéma québécois Rémy Girard.

C’est très beau, c’est très touchant, et surtout de voir Rémy Girard chanter, oui c’est très beau. Ça ne me surprend pas, parce que j’ai assisté au tournage au mois de juillet de cet été, confie la romancière.

Elle affirme toutefois avoir été très peu impliquée dans le processus cinématographique, à sa demande. Le cinéma, c’est un autre langage. Ça raconte une histoire par images, alors qu’un roman, ça raconte une histoire par des mots, donc ça a d’autres besoins. Mais elles [l’équipe du film] m’ont consultée beaucoup. J’ai lu trois versions du scénario. Elles m’appelaient souvent pour des détails techniques; la vie en forêt, les campements dans le bois, des choses comme ça.

Il faut dire que l’écrivaine a l’habitude de faire beaucoup de recherche lors de l’écriture d’un roman. Dans le cas d’Il pleuvait des oiseaux, la recherche sur les grands feux du nord de l’Ontario s’est avérée essentielle. La recherche n’est pas là pour l’aspect dramatique ou romanesque, elle est là pour l’aspect technique, historique, ethnologique. Mais il faut faire attention avec la recherche, c’est là pour nourrir l’imaginaire, mais ça peut écraser l’imaginaire aussi. C’est comme la boisson, il faut y aller avec modération!, prévient-elle.

L’auteure a déjà constaté quelques différences entre son roman et l’adaptation cinématographique réalisée par Louise Archambault (Gabrielle). Par exemple, le personnage interprété par Rémy Girard prend plus d’importance. Quand il chante, l’aspect artistique de ce personnage-là a pris plus d’importance. Il a changé, mais je l’ai adopté quand je l’ai vu sur les images, assure Jocelyne Saucier.

Gilbert Sicotte, c’est Charlie. Et puis Andrée Lachapelle… oui [c’est Marie-Desneige]. Mais ils ont changé les personnages, ils ont rajeuni certains personnages, ils ont ajouté, enlevé, parce qu’ils ont d’autres besoins et moi, ça ne me dérange pas. Moi, ça me fait plaisir de voir l’histoire traverser un autre imaginaire, indique-t-elle.

Je crois qu’il y a une belle vie qui s’en vient pour ce film-là.

Jocelyne Saucier

Le roman a maintenant été traduit en 16 langues et continue de vivre sa vie, qui sera parallèle au film, croit la romancière. D’ailleurs, elle a un autre projet sur le point d'aboutir. Je suis dans un roman depuis très longtemps, et je suis à la fin. Je dirais que je suis à l’avant-dernier chapitre, je crois. On ne sait jamais ce qui peut arriver avec un roman, laisse-t-elle savoir.

L’auteure, qui a entre autres remporté le Prix des cinq continents de la francophonie avec Il pleuvait des oiseaux, se fait très avare de détails concernant ce prochain livre. Il est encore en dedans de moi. Quand il va être publié, il ne m’appartiendra plus, mais pour le moment il m’appartient. Il y a eu une pression [après Il pleuvait des oiseaux], il a fallu que je me libère du lecteur. Il y a eu une période où pendant trois ans, je me suis promenée, ça a été un tourbillon terrible. […] Je ne travaille que chez moi, devant mon ordinateur. Ça prend du temps, souligne-t-elle.

Jocelyne Saucier n’a toujours pas d’échéancier prévu pour la publication de ce prochain roman, mais affirme qu’il devrait être traduit en plusieurs langues. D’ici là, le film Il pleuvait des oiseaux prendra l’affiche le 13 septembre.

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