Vous naviguez sur l'ancien site
Aller au menu principal Aller au contenu principal Aller au formulaire de recherche Aller au pied de page
Ici Radio-Canada Première

Contrôleur audio

Extension Flash Veuillez vous assurer que les modules d'extension (plug-ins) Flash sont autorisés sur votre navigateur.

Chargement en cours

Annie-Claude Luneau
Audio fil du jeudi 14 février 2019

Rencontre avec Ghislain Picard, chef de l'APNQL

Publié le

Une homme et une femme posent bras dessus, bras dessous.
Suzy Basile et Ghislain Picard   Photo : Radio-Canada / Thomas Deshaies

Le chef de l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador, Ghislain Picard, a livré un plaidoyer en faveur de l'implication citoyenne lors d'une conférence qu'il a donnée au campus de Val-d'Or de l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue.

Un texte de Thomas Deshaies

M. Picard, qui a été récemment réélu à la tête de la plus importance organisation politique autochtone de la province, était invité à discuter de l'enjeu de l'autodétermination des peuples.

Il a expliqué qu'il fallait bâtir des fondations pour être autonomes, ce qui passe notamment par une participation accrue des citoyens à la vie politique. On est aussi à une étape où on essaie de se défaire de cette mentalité coloniale, où on reprend un peu vie, et où on se redresse comme nation. C'est important de se le rappeler, a-t-il expliqué lors d'une entrevue accordée à la sortie de sa conférence.

On a toujours été entraîné à rester en marge, à rester passif, plus à écouter qu'à parler. C'est cette mentalité qu'il faut changer et l'instaurer au sein de nos populations.

Ghislain Picard

Le chef de l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador en a aussi profité pour faire le point sur les relations entre les communautés autochtones et les différents paliers de gouvernement. Il a notamment exprimé le souhait que d'autres municipalités comme Val-d'Or adoptent la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones.

Un appel à la collaboration

Le plus important pour M. Picard, ce sont toutefois les relations entre nous [membres des communautés], a-t-il déclaré. Il a d'ailleurs félicité la tenue d'un sommet politique à Val-d'Or jeudi et vendredi, réunissant neuf chefs des communautés anichinabées du Québec et deux de l'Ontario. C'est extrêmement important qu'on puisse s'engager entre nous, a-t-il expliqué.

Les relations n'ont pas toujours été harmonieuses entre les communautés algonquines, se rappelle M. Picard. Il y a eu des hauts et des bas [au conseil tribal], précise-t-il.

Je pense que le moment est approprié pour essayer de faire converger nos forces vers une solidarité qui est absolument nécessaire.

Ghislain Picard

Il estime que le gouvernement du Québec a régulièrement, par le passé, utilisé la diversité des opinions dans les communautés comme un prétexte pour maintenir le statu quo. Ils disent que c'est important que les communautés s'entendent sur une façon de faire collective avant de bouger. Ça, c'est une excuse du gouvernement du Québec qui ne devrait pas avoir sa place, tranche-t-il.

Le chef Picard compte également, lors de son nouveau mandat, œuvrer pour valoriser les cultures autochtones. Si ce n'était uniquement que pour faire valoir ce que nous sommes, la fierté d'appartenir à telle ou telle nation, la fierté de parler sa langue, de vivre pleinement sa culture, ce serait déjà des gestes très significatifs, conclut-il.

Pour écouter l'entretien complet entre Thomas Deshaies et Ghislain Picard, cliquez sur l'audiofil.

Chargement en cours