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Région zéro 8

Avec Félix B. Desfossés

En semaine de 15 h 30 à 18 h

Sandy Boutin, l'Abitibien derrière le phénomène Hubert Lenoir

Audio fil du mardi 29 janvier 2019
Sandy Boutin en entrevue avec Rebecca Makonnen.

Sandy Boutin en entrevue avec Rebecca Makonnen.

Photo : Radio-Canada / Rebecca Makonnen

Le chanteur québécois Hubert Lenoir récolte trois nominations aux prochains prix Juno. Quelle est la place de la musique québécoise dans l'industrie canadienne? On en discute avec Sandy Boutin, président de Simone Records et Rouynorandien d'origine.

Celui qui est aussi président du Festival de musique émergente en Abitibi-Témiscamingue ne s’en cache pas, les trois nominations récoltées par l’album Darlène, d’Hubert Lenoir, sont les bienvenues chez Simone Records. Des nouvelles comme ça, on en prendrait tous les jours, lance-t-il.

Le phénomène Hubert Lenoir amène avec lui son lot de visibilité pour la maison de disques. Ça fait plus de 15 ans que je travaille avec des groupes de musique et je dois vous avouer que c’est la première fois que j’ai un succès aussi retentissant et rapide, confie le gérant d’artistes.

Qu’est-ce qui explique cette montée fulgurante de popularité d’Hubert Lenoir? C’est difficile à expliquer, mais des fois, il y a quelque chose dans l’air du temps. Je pense qu’Hubert est un chanteur de sa génération qui peut toucher plus large. Je pense que c’est une question de fraîcheur dans l’univers musical québécois, qui fait en sorte que c’est arrivé de nulle part avec des sonorités qu’on n’avait pas entendues depuis longtemps, avec un certain talent et une certaine singularité, explique Sandy Boutin.

Hubert est qui il est. C’est un personnage de scène, mais c’est quelqu’un qui est très intègre dans sa vie.

Sandy Boutin, président de Simone Records

Alors que les industries musicales québécoise et canadienne représentent habituellement deux solitudes, la nomination de Darlène dans la catégorie album de l'année vient briser cette barrière. C’est toujours extrêmement flatteur, parce que ça prouve que la musique n’a pas de frontière, que ce n’est pas juste une question de langue, commente Sandy Boutin.

La dernière fois qu’un artiste francophone avait réussi à percer dans cette catégorie, c’était Karkwa, il y a plus de 10 ans, qui était également représenté par Sandy Boutin. Ça montre l’ouverture d’esprit de la communauté canadienne et c’est quelque chose d’exceptionnel. Ce qui ferait mon bonheur, mon rêve, c’est qu’[Hubert] gagne dans une des deux catégories qui n’est pas associée à l’album francophone, avoue le président.

Darlène est également on nomination dans les catégories album pop de l'année et album francophone de l’année. Il se mesurera entre autres à Shawn Mendes, The Weeknd, Chromeo, Tire le Coyote, Cœur de Pirate et Loud. Le gala des prix Juno sera présenté le 17 mars et animé par Sarah MacLachlan.

Pour écouter l’entrevue complète avec Sandy Boutin, cliquez sur l’audiofil.

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