Vous naviguez sur l'ancien site
Aller au menu principal Aller au contenu principal Aller au formulaire de recherche Aller au pied de page
Ici Radio-Canada Première

Contrôleur audio

Extension Flash Veuillez vous assurer que les modules d'extension (plug-ins) Flash sont autorisés sur votre navigateur.

Chargement en cours

Annie-Claude Luneau
Audio fil du mardi 22 janvier 2019

Évacuation aéromédicale lors d’un accouchement prématuré : l'EVAQ explique

Publié le

L'intérieur de l'avion-hôpital du gouvernement du Québec
L'intérieur de l'avion-hôpital du gouvernement du Québec   Photo : Radio-Canada

Plusieurs ont été touchés par le témoignage d'un père de Rouyn-Noranda qui a dû conduire jusqu'à Montréal, dans une tempête de neige, alors que sa femme risquait d'accoucher prématurément dans l'avion-ambulance. Sylvie Côté, chef du programme Évacuations médicales du Québec (EVAQ) du CHU de Québec, explique pourquoi une femme en train d'accoucher ne peut être accompagnée.

D’abord, il faut savoir qu’EVAQ offre deux services, soit celui d’avion-hôpital, lorsque le patient qui doit être transféré a besoin de soins d’urgence à bord de l’avion, et le service de navette, pour les gens qui ont besoin d’un transfert dans un centre de santé spécialisé, mais qui n’ont pas besoin de soins actifs par un médecin à bord.

Dans le cas d’une patiente qui est en grossesse à risque, qui est à risque d’accoucher durant le vol, nous on ne se prépare pas pour aller chercher un patient, on se prépare pour aller en chercher deux. Souvent, l’équipe médicale à bord de l’avion est doublée. Une équipe spécialisée pour le petit bébé et une équipe qui va s’occuper de la maman qui va accoucher si le cas vient. C’est sûr qu’on espère toujours de pouvoir la rendre à destination, parce que c’est toujours plus sécuritaire et mieux entouré d’accoucher dans un centre hospitalier, explique Sylvie Côté.

La cheffe le dit d’emblée, c’est bien dommage que le père ne puisse pas embarquer à bord de l’avion, mais la priorité de l’EVAQ demeurera toujours de sauver le bébé prématuré et sa maman. C’est ni plus ni moins qu’une salle de réanimation avec l’équipe médicale et le matériel qu’on va ajouter, qui va être nécessaire si jamais, en vol, le pire vient à survenir, ajoute Mme Côté.

À l’étroit

La configuration de l’avion-ambulance, avec deux équipes médicales et du matériel supplémentaire, fait donc en sorte qu’on ne peut accueillir le père à bord. C’est l’espace qui vient à manquer et c’est aussi d’être capable de gérer la situation le mieux possible. […] On n’est pas dans un milieu idéal quand ça arrive dans un avion. On a beau faire une bonne mise en place dans l’avion, ce n’est pas comme dans un hôpital. Donc c’est sûr que ce n’est pas idéal d’avoir d’autres passagers en même temps, fait valoir Sylvie Côté.

Le nouvel avion-hôpital du Québec pourra transporter plusieurs patients à la fois.
Le nouvel avion-hôpital du Québec pourra transporter plusieurs patients à la fois. Photo : Radio-Canada

Présentement, il n’est même pas permis d’avoir un accompagnateur dans l’avion-ambulance même si on n’est pas une femme en train d’accoucher. Seuls les enfants de moins de 18 ans, et c’est tout nouveau, ont droit à un accompagnateur lors de leur transfert. Pour ce qui est des adultes, il n’y a pas d’accompagnement par quelqu’un de la famille ou d’un proche, confirme Mme Coté.

La question n’est d’ailleurs pas à l’étude pour l’EVAQ. Présentement, il n’y a pas de réflexion, il n’y a pas de travaux qui sont en cours sur l’accompagnement des adultes dans les avions, déclare Sylvie Côté de but en blanc.

Quant aux enfants, de nombreux cas ont fait la manchette et l’EVAQ a dû modifier ses pratiques. Pour les enfants, ça va bien, on a fait un gros travail là-dessus parce qu’il fallait faire quelques améliorations dans les avions pour le permettre. Il a fallu aussi pratiquer nos équipes, faire de l’enseignement. Au début, on a commencé tranquillement, il y avait une personne de l’équipe qui embarquait spécifiquement pour s’occuper du parent et depuis le mois d’octobre, c’est l’équipe habituelle qui s’occupe du parent et ça va bien, témoigne-t-elle.

Chargement en cours