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Le Baromètre d'action climatique : portrait des habitudes d'action climatique

Région zéro 8

Avec Félix B. Desfossés

En semaine de 15 h 30 à 18 h

Le Baromètre d'action climatique : portrait des habitudes d'action climatique

Rattrapage du mercredi 13 janvier 2021
Valériane Champagne St-Arnaud

Valériane Champagne St-Arnaud

Photo : Christelle Coulombe

Quelles sont les habitudes des Québécois et Québécoises en matière d'enjeux climatiques? C'est ce que tente d'étudier le Baromètre de l'action climatique 2020 en recueillant des données sur les perceptions, les gestes posés et les attitudes des Québécois et Québécoises envers les changements climatiques.

Un texte de Janis Rivard

Un sondage a été réalisé pendant le mois de septembre lors de la deuxième édition de cette étude.

L’équipe derrière la recherche souhaite pouvoir offrir des résultats utiles à l’ensemble des acteurs œuvrant dans le domaine climatique, afin de leur dresser un portrait exhaustif des tendances et opinions, mais également pour segmenter et catégoriser la population en profils.

Les acteurs pourront donc développer des stratégies de communication qui seront ciblées vers des groupes précis, et seront donc plus appropriés pour les récepteurs.

L’objectif, c’est vraiment de faire un vaste portrait de la population québécoise, des attitudes et comportements par rapport à l’action climatique. Donc, pas uniquement ce que les Québécois et Québécoises perçoivent des changements climatiques, mais vraiment de ce qu’on appelle l’Action climatique, donc le fait de s’engager dans la lutte contre les changements climatiques.

Valériane Champagne-St-Arnaud, co-auteure et chercheuse du Baromètre, professeure adjointe au département de marketing de la Faculté des sciences de l’administration à l’Université Laval

La majorité des gens confondent les « enjeux climatiques » et tous les autres enjeux environnementaux, ce qui provoque un écart entre les intentions et les gestes posés en matière d’action climatique. Ce qui donne une note globale de D sur les connaissances des Québécois en matière d’actions à poser pour les enjeux climatiques.

Le premier groupe, les « Volontaires », représente 20 % de la population et regroupe les plus motivés à agir pour les enjeux climatiques. Ils ont des attitudes environnementales fortes, bien qu’il y ait tout de même un peu de résistance à adopter les comportements les plus importants pour lutter contre les changements climatiques.

Le deuxième groupe est les « Optimistes ». Ce sont des gens qui sont surtout caractérisés par les émotions les plus enthousiastes, les plus optimistes par rapport à la lutte contre les changements climatiques. Donc ce ne sont pas des gens qui sont naïfs en se disant que ça va se régler de lui-même ce problème-là, mais plutôt que, tous ensemble, on va être capables d’apporter des solutions, explique Valériane Champagne-St-Arnaud.

Le troisième groupe représente 23 % de la population : il s'agit des « Techno-optimistes ». Ils sont donc également positifs, mais grâce à leur foi en la technologie. Ils pensent que c’est par la technologie qu’on va réussir à résoudre ce problème-là, mais ils ont quand même un regard assez critique en disant qu’il y a la technologie, mais il faut également faire notre part, nous explique la co-auteure et chercheuse du Baromètre.

Les gens dans le quatrième groupe sont les « Inquiets, Inquiètes ». Les jeunes de 18 à 34 ans sont les plus nombreux dans cette catégorie. Ils sont caractérisés par des sentiments de peur, d’impuissance et de crainte envers les enjeux climatiques.

L’avant-dernier groupe est les « Inactifs, Inactives ». Tout en reconnaissant qu’il y a un problème de changements climatiques et qu’il faudrait agir, ils ne font pas de gestes concrets d’action climatique. Diverses raisons peuvent être la source de leur inaction : ne pas savoir quoi faire, par où commencer, ne pas se sentir suffisamment outillé, etc.

Enfin, le dernier groupe rassemble les plus indifférents face aux enjeux climatiques. Ce ne sont pas des gens qui vont nier le problème des changements climatiques, parce que ça, on n’en a pas vraiment au Québec, des climatosceptiques. Les gens reconnaissent qu’il y a ce problème-là, donc ce sont des gens qui estiment que ce n’est pas tant à nous à passer à l’action, que ça ne vaut pas la peine d’agir parce qu’il y a d’autres pays qui polluent davantage que nous, explique Mme Champagne-St-Arnaud.

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