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Chronique bière, avec Jean-François Gibson : les pilsners

Région zéro 8

Avec Félix B. Desfossés

En semaine de 15 h 30 à 18 h

Chronique bière, avec Jean-François Gibson : les pilsners

Rattrapage du vendredi 3 juillet 2020
Trois cannettes de bière côte à côte.

Les pilsner sont à l'honneur de cette chronique bière.

Photo : Jean-François Gibson

Cette semaine à la chronique bière, Jean-François Gibson, copropriétaire de Chez Gibb Évain et Chez Gibb Centre-Ville, à Rouyn-Noranda, nous parle de la pilsner, une bière qui, jusqu'à tout récemment, était boudée par les amateurs de bières de microbrasserie.

Il y a à peine 5 ou 10 ans, les microbrasseries souhaitaient produire des bières complètement différentes de ce qui se faisait sur le marché commercial, comme la pilsner. Cette tendance semble avoir changé au cours des dernières années.

Une petite bière blonde, ça ne nous intéressait pas. On voulait une grosse bière plus foncée, plus forte en alcool, plus amère, plus houblonnée. Mais je pense qu'en évoluant un peu dans le goût, on se rend compte qu'une bonne pilsner, une bonne bière blonde, lager, bien filtrée, bien faite, bien réussie avec de bons ingrédients frais, ça peut être extrêmement agréable et ça peut être pas mal plus difficile à faire qu'on pense, estime Jean-François Gibson.

L'expert en bières de microbrasserie souligne que contrairement aux bières très aromatisées ou très torréfiées où l'on peut masquer les erreurs avec des épices ou des fruits, une pilsner ne peut pas mentir. C'est bon ou c'est raté, lance-t-il.

La pilsner a fait son apparition en République tchèque en 1942. On voulait travailler une bière qui va être filtrée, qui va être claire, qui va être dorée, qu'on va être capable de voir au travers et qui va être douce, qu'on va pouvoir en prendre plus qu'une, deux, trois sans que ce soit trop bourratif. On a vraiment inventé ce qu'on appelle aujourd'hui la “bière de soif”, raconte notre chroniqueur.

Cette bière a été une révolution dans l'industrie à l'époque, les Allemands ayant même copié le style des Tchèques. Il y a eu plein de dérivés, ça s'est propagé comme une traînée de poudre à travers le monde, parce que c'était enfin une bière qui était accessible, dit-il.

Plusieurs années plus tard, au tournant des années 2000, les microbrasseries au Québec ne brassaient pas de lagers ou de pilsners, puisque ses conditions de brassage étaient plus difficiles. C'était un peu plus complexe, c'était plus long, et c'était difficile de faire une très bonne pils qui va avoir bon goût. Moi, je suis hyper difficile sur mes pilsners, mais il y en a des bonnes au Québec.

Les suggestions de Jean-François :

  • Pilsner du lièvre - Microbrasserie du Lièvre, Mont-Laurier
  • Hermann Pils - Brasserie Dunham, Dunham
  • Pils - MonsReigus brasserie artisanale, Saint-Bruno-de-Montarville

Pour écouter la chronique complète, cliquez sur l'audiofil.

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