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Les essais d’Émélie  :  démarrer un service d'auto-partage à Val-d'Or

Région zéro 8

Avec Félix B. Desfossés

En semaine de 15 h 30 à 18 h

Les essais d’Émélie  :  démarrer un service d'auto-partage à Val-d'Or

Rattrapage du lundi 25 novembre 2019
Photo d'une petite voiture grise garée dans la rue

Un véhicule de Communauto (archives)

Photo : Communauto

Depuis 2014, le nombre de véhicules en circulation est en constante augmentation en Abitibi-Témiscamingue. Il est passé de 173 606 en 2014 à 181 370 en 2018. Plusieurs familles ont plus d'une voiture dans la cour, mais si elles pouvaient avoir accès à un service d'autopartage, la situation pourrait-elle être autrement?

Une jeune conductrice souriante assise au volant d'une voiture montre sa clé d'auto.

Plusieurs sont réticents à l'idée de partager leur véhicule avec d'autres personnes.

Photo : iStockPhoto / asiseeit

Partager sa propre voiture

Au cours des dernières semaines, la journaliste valdorienne Émélie Rivard-Boudreau a tenté de trouver quelqu'un avec qui partager une voiture : soit la sienne, soit celle d'une personne de son entourage.

Sa démarche a soulevé beaucoup de doutes et de désarroi autour d'elle. Voci quelques réponses reçues :

  • C'est beaucoup trop compliqué
  • Voyons donc! Ça ne se fait pas prêter son char!
  • Pas question que je me prive de mon char quand j'en ai besoin!,

La démarche a néanmoins suscité de la curiosité auprès de certains et entraîné des discussions sur les formules possibles.

Solutions possibles

Par exemple, la voiture pourrait être en « garde partagée » entre deux résidences et lorsqu'elle n'est pas utilisée durant la semaine de travail d'un-e des deux automobilistes, l'autre peut venir la récupérer. Les deux utilisateurs pourraient être propriétaires ou pas. Lorsque vient le temps de payer l'entretien du véhicule, les automobilistes paient au prorata de leur utilisation ou simplement moitié-moitié.

Des clés de voiture.

Il existe diverses formules d'autopartage.

Photo : Radio-Canada / Alice Chiche

Une autre formule consisterait à ce que le propriétaire « loue » sa voiture à un autre en lui demandant des frais de location fixe, à l'heure ou à la journée avec, ou non, un prix pour chaque kilomètre parcouru.

Mais chacun a ses limites, comme l'a constaté la journaliste. Moi, si j'embarque dans ce genre de projet, je ne voudrais pas que ce soit ma voiture, moi, ça me tente, mais mon conjoint, je ne suis pas sûre, s'est-elle fait répondre.

Les démarches en cas d'accident sont certainement la plus grande préoccupation.

Au-delà de la fréquence, il faut aussi savoir où le véhicule va être stationné le plus souvent. C'est toujours l'assurance du propriétaire qui embarque en premier. Il faut savoir que, quand vous prêtez votre véhicule, vous prêtez aussi vos assurances et il faudra rajouter l'autre personne sur le contrat comme conductrice, a répondu la compagnie d'assurance de la journaliste. L'autre option, a informé la compagnie d'assurance, c'est que le véhicule soit enregistré aux deux noms auprès de la Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ) et que l'assurance soit aux deux noms.

Comme Communauto?

Une voiture du service d'autopartage Communauto à Québec

Fondé à Québec, le service d'autopartage Communauto célèbre ses 25 ans

Photo : Radio-Canada

Devant toutes ces inquiétudes, les personnes les plus enclines à partager une voiture préféreraient le faire dans le cadre d'un système d'auto-partage organisé. L'autopartage permet à des automobilistes d'emprunter une voiture pour une courte durée, et ce, à faible coût.

Dans le fond, l'idéal serait qu'il y ait un « Communauto », réclament plusieurs.

Communauto est certainement la formule d'autopartage la plus connue. Présente notamment à Montréal, Québec, Sherbrooke et Gatineau, l'entreprise met à disposition d'une agglomération une flotte de voitures en assumant tous les frais reliés au fonctionnement : l'administration, l'achat et le financement des véhicules, l'immatriculation, les assurances, l'entretien routinier et les réparations. Les automobilistes s'abonnent au service et après, ils paient le temps et/ou le kilométrage effectué, tout dépendant de leur forfait.

Des voitures électriques garées sur des espaces de stationnement peints en vert.

Des places ont été réservées aux voitures électriques, dont certaines appartenant au service d'autopartage Communauto, sous le complexe Desjardins à Montréal.

Photo : CRE-Montréal

Émélie Rivard-Boudreau a donc entamé des démarches auprès de Communauto pour savoir comment la lancer une branche du service dans la région.

L'idée d"exporter l'autopartage de Montréal à Val-d'Or, ça ne marchera pas, lance d'emblée le le vice-président développement stratégique, de Communauto, Marco Viviani, qui précise que Communauto a été pensé pour des centres urbains ou le transport en commun est bien implanté.

Il souligne également que l'autopartage n'est pas une solution de transport pour le quotidien, mais plutôt pour des usages occasionnels. On ne peut pas partager une voiture si on en a besoin tous les jours pour aller travailler, explique-t-il.

Autres services d'autopartage

Un véhicule électrique en hiver

Le Cégep de l'Abitibi-Témiscamingue s'est doté de trois véhicules électriques.

Photo : Facebook Cégep Abitibi-Témiscamingue

Il existe d'autres formules d'autopartage, dans des municipalités ayant une agglomération semblable à Val-d'Or, même beaucoup plus petites. Par exemple, 16 municipalités québécoises participent à un projet-pilote qui s'appelle SAUVéR - l'acronyme du Système d'autopartage avec véhicule électrique en région. Parmi elles se retrouvent Maniwaki, Rivière-du-Loup et Carleton-sur-Mer, en Gaspésie.

Ces villes ont acheté un ou plusieurs véhicules électriques qui, lorsqu'ils ne sont pas utilisés, sont mis à la disposition de la population. Cela permet une réduction de GES et de frais d'utilisation des véhicules pour les municipalités et l’accès à un service d’autopartage dans des régions où il y a peu ou pas de transport en commun ou de taxis.

Proposer un projet

La Ville de Val-d'Or n'a encore jamais étudié la possibilité ou reçu la proposition d'implanter l'autopartage. Les personnes ou les organisations voulant amorcer la démarche doivent déposer le projet au greffe de la Ville et ce dernier sera considéré par le conseil municipal.

Pierre Corbeil accorde une entrevue aux journalistes.

Pierre Corbeil, maire de Val-d'Or et préfet de la MRC de la Vallée-de-l'Or

Photo : Radio-Canada / Thomas Deshaies

Plus tôt on reçoit ce genre de projet-là, plus tôt on peut aller de l'avant et le mettre dans le budget de l'année qui va suivre, a répondu le maire Pierre Corbeil. Pour 2019, il est trop tard, mais pour 2020, on est en préparation du budget.

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