•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les essais d’Émélie : Val-d’Or en vélo à l’année, possible?

Région zéro 8

Avec Félix B. Desfossés

En semaine de 15 h 30 à 18 h

Les essais d’Émélie : Val-d’Or en vélo à l’année, possible?

Rattrapage du lundi 18 novembre 2019
Une enfant vêtue d'un manteau rose s'apprête à enfourcher le siège arrière d'un vélo de type cargo adapté aux conditions hivernales d'une ville comme Val-d'Or.

Même l'hiver, il est possible de transporter un passager sur un vélo de type cargo.

Photo : Radio-Canada / Émélie Rivard-Boudreau

Selon les données recueillies par Statistique Canada lors du recensement en 2016, 74 % des travailleurs canadiens conduisent une automobile, une fourgonnette ou un camion pour se rendre sur leur lieu de travail. Val-d'Or ne fait pas exception, d'autant plus qu'aucun transport en commun traditionnel n'est accessible dans la municipalité. Mais à Val-d'Or sans char, est-ce que ça se peut?

Chaque semaine, dans sa chronique Immersion, la journaliste Émélie Rivard-Boudreau se prête à une expérience d’immersion ou d’expérimentation pour en tirer un contenu journalistique. Dans les dernières semaines, elle a testé de se déplacer à Val-d’Or sans voiture.

L’expérience

Durant les mois de septembre et octobre, la journaliste et résidente de Val-d’Or, Émélie Rivard-Boudreau, a pris la résolution d’effectuer tous ses déplacements de moins de 5 kilomètres à pied ou en vélo. Une fois les premières précipitations de neige tombées, elle a loué un vélo qui lui permettait de rouler dans la neige et même de transporter confortablement sa fillette de 7 ans à l’arrière du vélo, comme si elle était en moto.

Conclusion de l’expérience : les transports actifs contribuent à se sentir mieux physiquement, mentalement et permettent de socialiser davantage avec les gens de son milieu. En plus, ça amuse les enfants!

Le centre d’achat et le cinéma, est-ce vraiment loin?

Pour traverser le secteur urbain de Val-d'Or d’un bout à l’autre, il faut compter environ 6 kilomètres. Selon les calculs de l’application Google Maps, cette distance équivaut à environ 10 minutes de voiture, 25 minutes minutes de vélo (pour un cycliste qui roule au rythme raisonnable de 15 km/h) et 1 h 20 à pied. Pour les résidents qui habitent et travaillent à l’intérieur de ces frontières-là et à peine un peu plus pour celles et ceux qui habitent en périphérie.

Le périmètre urbain de Val-d'Or

Le périmètre urbain de Val-d'Or

Photo : Capture d'écran : Google Maps

En revanche, de nombreuses familles habitant à l’intérieur du périmètre urbain ont de très courtes distances à parcourir. Par exemple, les résidents du quartier Bourlamaque ou du quartier centre-ville peuvent retrouver dans un rayon d’à peine 2 km des écoles, des écoles de musique et de danse, l’aréna, les deux piscines municipales, la bibliothèque, une épicerie, le cinéma, des pharmacies et restaurants.

Pédaler été comme hiver?

Avec de si courtes distances, il est accessible, même pour les plus jeunes et les moins sportifs, de se déplacer à vélo, du moins pour la période de mai à octobre. Néanmoins, de plus en plus de cyclistes se convertissent au vélo, même en hiver. Le propriétaire de la boutique VéloCyclo Pro, de Val-d’Or, le constate. Et pas besoin de se procurer l’un de ses vélos à pneus surdimensionnés pour le faire. Il suffit de convertir le vélo que l’on utilise durant l’été.

Chaque année, je vends de plus en plus de pneus à clous. Il y en a de plus en plus qui se convertissent au vélo l’hiver, témoigne le Valdorien de 41 ans Bernard Mecteau, qui lui-même, ne possède pas de voiture. Il se véhicule néanmoins à bord d’un vélo-cargo (communément appelé cargo-bike), d’une valeur de plus 4000 dollars. Ce, vélo dont la dimension est beaucoup imposante qu’un vélo de format régulier, permet de transporter beaucoup de matériel, et même d’autres personnes — enfants comme adultes. Sa configuration fait en sorte que les charges sont relativement faciles à transporter.

Un homme portant une tuque tient le guidon de son vélo cargo, adapté tant aux conditions estivales qu'hivernales.

Été comme hiver, Bernard Mecteau se déplace exclusivement à vélo dans le secteur urbain de Val-d'Or.

Photo : Radio-Canada / Émélie Rivard-Boudreau

Ça coûte moins cher à l’achat [qu’une voiture], se défend le cycliste convaincu. Même si les vélos-cargos peuvent paraître chers à l’achat, quand tu l’utilises vraiment, tu récupères ton argent et ça ne prendra pas de temps. Mais c’est sûr que si l’utilises peu, c’est vraiment cher, concède-t-il, en déplorant, du même coup, que certains automobilistes se sentent gênés d’utiliser le vélo comme moyen de transport ayant la crainte d’être perçus comme « pauvres ».

Moins de GES

Le calculateur du Fonds d'action québécois pour le développement durable démontre qu’une personne qui évite d’utiliser sa voiture pour le travail ou les petits déplacements quotidiens, disons, une cinquantaine de kilomètres par semaine, peut éviter l’émission approximative de 525 kg d'équivalent de CO2. Cela représente environ 5 % de ce qu’un Québécois émet dans une année… Si 20 personnes adoptaient ce comportement, elles élimineraient quasiment les émissions complètes d’un Québécois pour une année.

Un vélo de type cargo devant une clôture blanche dans la neige.

Un vélo de type cargo, particulièrement adapté pour des déplacements dans le périmètre urbain, même l'hiver!

Photo : Radio-Canada / Émélie Rivard-Boudreau

Les tribunes de Radio-Canada.ca font peau neuve

Les tribunes de Radio-Canada.ca sont actuellement fermées pour permettre de grandes rénovations destinées à rendre votre expérience encore plus agréable.

Quelques points à retenir:

  • Vos nom d'usager et mot de passe demeurent inchangés
  • Les commentaires publiés ces derniers mois seront transférés graduellement
  • La modération des commentaires se fera selon les mêmes règles.
Nous croyons que ce changement rendra votre expérience sur Radio-Canada.ca encore plus intéressante et interactive.

À plus tard!

L'équipe de Radio-Canada.ca

Vous aimerez aussi