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Félix B. Desfossés animateur de Région zéro 8
Audio fil du lundi 12 août 2019

L’exploratrice rurale : le plus western des dépanneurs en Abitbi-Témiscamingue!

Publié le

La façade en bois et la terrasse fleurie d'un magasin général aux airs de saloon tout droit sorti des bandes dessinées de Lucky Luke!
La façade «saloon» du magasin général La Calvette de Landrienne.   Photo : Radio-Canada / Émilie Parent-Bouchard

Réaménagé au cours des dernières années, le « magasin général » La Calvette de Landrienne est rapidement devenu un détour obligé des amateurs de musique, d'antiquités et d'histoire régionale. Visite de ce lieu incongru où cohabitent un disquaire, un restaurant, une quincaillerie et un bon vieux dépanneur.

Impossible de passer son chemin devant La Calvette. Sa façade en bois qui lui donne des airs de saloon a redonné ses lettres de noblesse à l’ancienne coop de Landrienne, qui hébergeait jusque dans les années 1970 une quincaillerie, un boucher et une section complète d’épicerie.

Je suis natif de Landrienne, dans les années 1970, en bas il y avait des bottes à douilles, des clous, c’était vraiment une coop de village et en haut il y avait un boucher, c’était vraiment une épicerie complète, rappelle le propriétaire des lieux depuis 2009, Dominic Goulet. Quand les centres d’achats et les grosses épiceries se sont bâtis à Amos, les gens ont délaissé un peu ces places-là. On voulait lui redonner un peu ses couleurs de magasin général.

Des items de brocante comme un vieux tricycle, une planche à laver et de vieux bidons sur les étagères d'un magasin général.
Le magasin général La Calvette détaille aussi des antiquités comme ce vieux tricycle, cette planche à laver et divers outils équestres. Photo : Radio-Canada/Émilie Parent-Bouchard

Vinyles, antiquités et brocantes, quincaillerie : on trouve beaucoup plus que la classique caisse de 12, la liqueur et les croustilles à La Calvette. Tellement, que les gens viennent des quatre coins de la région pour plonger dans l’ambiance « saloon » de ce dépanneur devenu lieu de rassemblement.

Je ramassais des choses ici et là, les gens m’en donnaient et les clients voulaient acheter le décor! Ça se vend beaucoup, plus que ce que je pensais!

Dominic Goulet, propriétaire de La Calvette

Le rendez-vous des amateurs de vinyles

J’ai des clients qui descendent de Rouyn, de Val-d’Or, juste pour les vinyles, ils fouillent dans les vinyles et on discute, enchaîne Dominic Goulet, ancien disquaire de L’Enchevêtré qui avait pignon sur rue à Amos. J’ai rouvert tous mes comptes, donc je suis comme un disquaire, direct chez Sony, chez Warner, chez les distributeurs au Québec et au Canada. J’ai même d’autres points de vente en Abitibi, à Louvicourt, Senneterre, à Matagami, à Pikogan. Pour ça je suis plus collectionneur, c’est mon dada à moi.

Grand amateur de musique devant l’éternel, le collègue animateur à Ici Abitibi-Témiscamingue, Félix B. Desfossés, confirme que La Calvette est un lieu incontournable pour les collectionneurs. Il confie même avoir acheté The Clash et T.Rex, deux des premiers vinyles de son imposante collection à L’Enchevêtré, alors qu’il faisait ses premières armes à la radio étudiante du Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue.

Le disquaire Dominic Goulet partage sa passion pour la musique au magasin général La Calvette de Landrienne.
Le disquaire Dominic Goulet partage sa passion pour la musique au magasin général La Calvette de Landrienne. Photo : Radio-Canada/Émilie Parent-Bouchard

Je vais à La Calvette à peu près une fois par mois, indique l’auteur de L'évolution du métal québécois, No Speed Limit (1964-1989). Dom a toujours une super belle sélection de musique, beaucoup dans le rock. Il y a toujours des découvertes à faire aussi dans des trucs un peu plus obscurs, des trucs qu’on peut essayer. Ça arrive même qu’on se consulte sur des collections de particuliers qui sont à vendre.

Quand j’y vais, c’est comme client et quand je me mets à discuter avec lui, ça peut durer des heures. C’est un connaisseur, un passionné, vraiment, entre vrais tripeux de musique, on se reconnaît!

Félix B. Desfossés

Ce printemps j’ai fait une tournée de l’Abitibi, je dois avoir acheté 700 ou 800 vinyles à des collectionneurs privés. Je suis très, très sélectif, donc les gens qui viennent savent que quand ils viennent ici, ils ont du choix, du bon vieux rock, indique Dominic Goulet. J’en vends jusqu’au Saguenay, sur la Côte-Nord, du neuf et de l’usagé.

Toujours en mouvement

En tant que propriétaires, Dominic Goulet et sa conjointe Marie-Ève Coulombe bouillonnent d’idées pour le futur de La Calvette. Déjà, les mets préparés sont distribués dans plusieurs dépanneurs du secteur d’Amos. Et la terrasse pourrait éventuellement être animée.

La terrasse, c’est un projet dont on est contents parce que la devanture du magasin n’avait pas eu d’amour jamais, c’était la même devanture que quand j’étais ti-cul dans les années 1970, fait valoir Dominic. C’était pas très beau par rapport à aujourd’hui, le ciment était magané, c’était triste à la longue.

Les propriétaires du magasin général La Calvette de Landrienne, Marie-Ève Coulombe et Dominic Goulet.
Les propriétaires du magasin général La Calvette de Landrienne, Marie-Ève Coulombe et Dominic Goulet. Photo : Radio-Canada/Émilie Parent-Bouchard

Le déclic a eu lieu dans un rassemblement de famille, alors que le couple parle du projet de revamper la façade avec Jean-Pierre Lapointe.

Autour d’une bière, on parlait du projet de refaire notre devanture en bois, de donner un côté saloon, mais on n’avait pas les moyens. Il a dit je vais vous le faire, moi. Ça ressemblait d’une discussion de gars chauds avec bien des promesses. Mais finalement Jean-Pierre Lapointe a vraiment tenu parole et c’est grâce à lui que le projet a été réalisé, se souvient Dominic Goulet.

Une partie du bois utilisé provient d’ailleurs de la terre des Goulet-Coulombe. Tout le bois rough derrière, c’est tout du bois qui vient de ma terre qu’on a bûché, qu’on a scié. Il y a un peu de nous autres quand même dans ce projet-là. Notre devanture, on est vraiment contents de ça. C’est encore plus beau que ce qu’on espérait.

Aux fêtes, la terrasse se transforme même en pépinière éphémère. On la remplit de sapins, c’est vraiment beau et ça sent bon dans la place!, lance Dominic Goulet qui songe éventuellement à organiser des spectacles ou des soirées de conte sur la terrasse...

La Calvette emploie une vingtaine de personnes à Landrienne.

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