•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Regard 9

Avec Janique LeBlanc

Cette émission n'est plus à l'antenne.

La réalité des personnes métissées

Audio fil du jeudi 7 février 2019
La réalité des personnes métissées dans le cadre du mois de l'histoire des noirs

Paryse Suddith, Jean-Michel Dako, Tatiana Matulu

Photo : Radio-Canada

Février est le mois de l'histoire des Noirs, l'occasion de souligner le patrimoine des Canadiens noirs, d'apprendre sur leur contribution à la construction du pays et à la vie de nos communautés. Aujourd'hui on s'intéresse à une réalité particulière...celle des personnes métissées.

Nos invités sont d'origine mixtes...ils sont tous nés d'une mère blanche et d'un père noir dans des communautés acadiennes.

Marie-Anne Goupil dans nos studios à MontréalAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Marie-Anne Goupil dans nos studios à Montréal

Photo : Facebook/Marie-Anne Goupil

Dans l'âme, je suis une Acadienne, j'ai vécu une belle enfance, j'étais un peu en avance sur Beyonce ! Le seul temps où j'ai eu un complexe, c'est en français quand on nous demandait c'était quoi le féminin de nègre, dans ce temps-là on utilisait encore ce mot. Autant je me sentais grande et fière d'être différente...devant le mot négresse, je me sentais minuscule.

Marie-Anne Goupil, originaire de Shippagan
La réalité des personnes métissées dans le cadre du mois de l'histoire des noirsAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Paryse Suddith, Jean-Michel Dako, Tatiana Matulu

Photo : Radio-Canada

La culture acadienne, on a un trait collectif unique. On est accueillant comme société. Ça fait que moi à l'âge de 46 ans je peux compter sur une main le nombre d'incidents racistes dans ma vie. Il faut faire une distinction entre l'ignorance et le racisme. L'ignorance il n'y a pas de base de haine, tandis que le racisme il y en a.

Paryse Suddith, originaire de Saint-Quentin

Je jouais au hockey un sport de blanc et le soccer un sport plus multiculturel, en jouant ces deux sports là je voyais une différence. Je dois dire que dans les années 2000 je me questionnais parce que je percevais les autres d'une façon différente. C'est par la suite que j'ai compris que c'est en étant différent que c'est une force. La combinaison des deux cultures.

Jean-Michel Dako, originaire de Moncton

J'étais la seule métisse à la polyvalente à Shédiac, j'ai grandi en voulant cacher mon identité congolaise, je me raidissais les cheveux. Maintenant que je suis à l'université, je suis fière de mes racines congolaises, je ne suis plus gênée d'écouter ma musique dans l'auto.

Tatiana Matulu, originaire de Shédiac

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Vous aimerez aussi