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Plaidoyer pour plus de défibrillateurs dans les écoles

Première heure

Avec Claude Bernatchez

En semaine de 5 h 30 à 9 h

Plaidoyer pour plus de défibrillateurs dans les écoles

Audio fil du mardi 1 mai 2018
Un défibrillateur externe automatisé

Un défibrillateur externe automatisé (DEA)

Photo : Radio-Canada

Les défibrillateurs externes automatisés peuvent sauver des vies. Nous en avons eu des exemples récemment dans l'actualité, notamment au Pavillon Saint-Louis-de-Gonzague de l'Académie Saint-Louis, à Québec, lorsqu'un jeune de 8 ans a fait un arrêt cardiorespiratoire.

« Une nécessité dans toutes les installations scolaires. On n’est jamais à l’abri d’un événement où l’on pourrait avoir besoin d’un défibrillateur cardiaque, même dans des établissements fréquentés par de jeunes enfants », plaide Hélène Verret, directrice du pavillon.

Il s’agit d’un besoin essentiel aux yeux du docteur Paul Poirier, qui milite depuis dix ans pour doter tous les établissements scolaires de la province d’un tel appareil.

« Dans les écoles, j’ai tout entendu. On me dit que les défibrillateurs ne seront pas utilisés pour les enfants, mais pour les "morons" qui viennent jouer au hockey cosom le soir et qui mangent des frites après », scande le Dr Poirier.

L’épisode survenu à l’Académie Saint-Louis dernièrement en est la preuve, selon lui.

Les formations de réanimation cardiorespiratoire sont maintenant obligatoires dans les écoles pour les élèves de troisième secondaire. Il manque présentement 160 défibrillateurs pour doter l’ensemble des 700 écoles du Québec.

Au Manitoba, à l’Île-du-Prince-Édouard et en Ontario, la formation de réanimation cardiorespiratoire est obligatoire et les défibrillateurs sont en place dans les écoles depuis de nombreuses années déjà.

« Au Québec, on est en retard et pensez-y, une minute de non-intervention, c’est 10 % de décès », tranche le docteur.

C’est pourquoi il presse ses collègues d’agir pour combler ce manque.

« On est 19 000 médecins au Québec et il manque 160 défibrillateurs pour équiper les 700 écoles. J’ai besoin que les médecins achètent un défibrillateur et si j’en ai plus que 160, c'est parfait, on pourra équiper les écoles à deux pavillons », lance Paul Poirier dans un élan d’enthousiasme.

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