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Claude Bernatchez
Audio fil du lundi 7 janvier 2019

De Limoilou jusqu’à Ushuaïa : pédaler seul sur 37 500 km

Publié le

Charles Verreault Lemieux, en studio
Le cycliste amateur Charles Verreault Lemieux a parcouru à vélo les 37 500 km qui séparent le quartier Limoilou de la Terre de Feu   Photo : Radio-Canada / Alice Chiche

Parcourir près de 37 500 km à vélo, soit la distance séparant le quartier de Limoilou jusqu'à Ushuaïa, la pointe la plus méridionale de l'Amérique du Sud, c'est le défi qu'a relevé Charles Verreault Lemieux en pédalant pendant 2 ans. Il racontera toute son aventure dans lors d'une conférence présentée jeudi soir à Québec.

En avril 2016, Charles Verreault Lemieux termine son contrat comme géologue dans le nord du Québec. Une envie de partir en voyage le prend et il décide d’enfourcher son vélo sur le pas de sa porte. « C’est quand même cool de pouvoir partir de chez soi », glisse le jeune homme de 29 ans.

Son objectif est de se rendre jusqu’à la Terre de Feu avec son vélo. Il se laisse deux années pour y arriver.

« Je n’aurais pas gagé fort sur mes chances au début », dit l'aventurier de retour au Québec depuis mars 2018. Mais il y est arrivé.

Pas un grand sportif

« Je ne suis pas un bon cycliste pour être honnête », tient-il à préciser.

Malgré un nombre de coups de pédales importants à son actif, Charles se décrit lui-même comme peu sportif : « je ne suis pas un athlète, je n’allais pas vite », explique-t-il.

Avant de partir pour ce grand périple, Charles avait déjà fait quelques voyages en vélo, mais jamais seul sur une période aussi longue.

« Je n’avais pas la tête de l’emploi pour faire ce genre de périple, mais c’est ce qui est beau avec le cyclisme, tu vas à ton propre rythme », explique-t-il.

Quand il en parle, Charles Verreault Lemieux se replonge dans ses innombrables souvenirs.

Ce qui l’a le plus marqué? Les rencontres, répond-il rapidement. Certaines fois, c’était très bref, d’autres fois plus long, car il lui arrivait de rester plusieurs jours au même endroit.

Le but premier, c’est de rencontrer des gens de différents pays. Quand tu arrives avec un bicycle en carbone qui vaut 10 000 $, la personne qui habite dans un cabanon au Guatemala ne va pas t’accueillir à bras ouverts. Moi j’arrivais low profile, un peu tout croche et on dirait que les interactions avec la population locale étaient plus faciles.

Charles Verreault Lemieux

Même s’il parle de son périple avec le sourire dans la voix, le cycliste concède avoir vécu des moments plus difficiles. « Sur un voyage de deux ans, c’est normal qu’il y ait des hauts et des bas ». Comme les multiples cols quand il était dans les Landes. « Des cols, j’en ai fait […] des fois, c’est des côtes de 50, 60 kilomètres ». Avec un vélo bien chargé, d’un poids avoisinant les 100 livres, il s’en souvient bien.

Il est revenu avec beaucoup de souvenirs. Tellement qu’il va donner une conférence sur son voyage le jeudi 10 janvier 2019 à 18 h 30 au Mo Resto Bar, situé au 810, boulevard Charest Est. Organisé par la Coop Roue-Libre de l’Université Laval, l’événement est gratuit et ouvert aux 18 ans et plus.

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