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Claude Bernatchez
Audio fil du mardi 31 juillet 2018

Homosexuel et Témoin de Jéhovah, l'inévitable rupture avec son milieu

Publié le

Le comédien Guillaume Pépin derrière un micro en studio.
Pour notre segment Le fin mot de l'histoire, Guillaume Pepin a lu le succès mondial N'essuie jamais tes larmes sans gants de Jonas Gardell.   Photo : Radio-Canada / Guillaume Piedboeuf

Pour notre segment estival Le fin mot de l'histoire, le comédien Guillaume Pepin a lu N'essuie jamais de larmes sans gants de Jonas Gardell. Comme l'un des deux protagonistes du livre, il a été élevé dans le monde des Témoins de Jéhovah et il a éventuellement dû faire une croix sur sa famille pour pouvoir vivre son homosexualité.

Guillaume Pepin a confié son histoire très personnelle de rupture avec sa famille dans la pièce Hôtel-dieu, présentée au Théâtre Périscope, l’hiver dernier. Pour moi, c’était un deuxième coming out face au public et à la communauté artistique, admet-il.

N’essuie jamais de larmes sans gants raconte l’histoire d’amour entre Rasmus et Benjamin alors que le sida frappe sournoisement la communauté homosexuelle en Suède au tournant des années 80. Élevé par des parents Témoins de Jéhovah, Benjamin devra tout abandonner derrière lui par amour.

Une histoire fictive qui pourrait être bien réelle, assure Guillaume Pepin, saluant le travail de recherche effectué pour l'écriture du roman. Les Témoins de Jéhovah, c’est un mouvement très, très fermé. Tu ne dois pas aller à l’encontre des principes. Être homosexuel, ce n’est pas compatible étant donné que c’est rejeté dans la bible. Tu ne peux pas allier les deux, c’est impossible, explique-t-il.

Pour les homosexuels élevés dans ce monde très sectaireles gens de l’extérieur sont des profanes, la rupture avec son milieu décrite dans le livre est inévitable.

Moi je n’ai plus aucun contact avec mes parents et même mes amis d’avant. Si tu décides d’assumer complètement et de vivre ton homosexualité, la coupure est immédiate. J’aurais pu décider de renier ce que je suis et juste essayer de "guérir" et de faire cette espèce d’amalgame. Ça aurait été une possibilité. Mais pour moi, c’était une impossibilité, tout comme Benjamin dans le livre. C’est une volonté de s’assumer et de dire: "Voici ce que je suis et ce que vous dites là-dessus est faux, alors je vais juste sortir et m’en aller".

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