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Claude Bernatchez
Audio fil du jeudi 8 mars 2018

Tero : un composteur pour la maison qui donne le pouce vert

Publié le

Élisabeth Coulombe et Valérie Laliberté sur une passerelle à l’Université Laval
Élisabeth Coulombe et Valérie Laliberté, finissantes au Baccalauréat en Design de produits qui ont conçu un composteur nouveau genre.   Photo : Radio-Canada / Martine Côté

Deux jeunes entrepreneures de Québec sont en train de développer une toute nouvelle manière de composter à la maison avec leur produit nommé Tero. Le composteur sans odeur permet en trois heures d'obtenir un fertilisant pour les plantes d'intérieur ou le jardin.

Le projet Tero est le résultat d’un an de recherches sur la gestion des déchets alimentaires menés par deux étudiantes en design de produits à l'Université Laval, Valérie Laliberté et Elizabeth Coulombe.

En interrogeant plusieurs centaines de citoyens et d’experts en environnement et dans le domaine du compostage, elles ont constaté qu’une bonne part des gens sondés étaient sensibilisés à la réduction des déchets produits par les ménages. Toutefois d'après leur constat, plusieurs sont freinés par les odeurs, les mouches, la complexité du tri, ainsi que le temps et l’espace nécessaires pour composter soi-même à la maison.

Selon elles, puisqu’aucun des produits de compostage offerts actuellement ne répondait aux craintes et aux besoins des citoyens, il fallait en créer un nouveau. Leur appareil transforme les résidus alimentaires en fertilisant prêt à l’emploi, tout en éliminant les odeurs et en réduisant de 90 % le volume de ces déchets.

C’est un appareil qui sèche et qui broie les résidus alimentaires. Au bout d’un processus de trois heures, on obtient une poudre riche en nutriments qui peut être utilisée comme fertilisant pour les plantes d’intérieur ou pour le jardin.

« Un élément chauffe les résidus à une température 65 degrés. C’est important que ça soit à cette température pour ne pas brûler la matière et pour garder ces nutriments - c’est fort en azote, en potassium –, mais aussi il faut que ce soit assez chaud pour brûler tous les pathogènes qui peuvent être contenus », dit Valérie Laliberté.

Les deux femmes mènent actuellement une série de tests pour voir si Tero peut transformer la viande. Actuellement, ce ne sont pas toutes les manières de composter qui permettent de disposer de ces restants de table, qui sont aussi les plus odorants.

« Ce qui est intéressant aussi avec la viande, c’est que dans la composition des fertilisants sur le marché, on peut voir la présence d’os, de crevette, qui sont des matières qui sont vraiment bonnes pour les sols ».

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