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Plus on est de fous, plus on lit!

Avec Marie-Louise Arsenault

En semaine de 13 h à 15 h
(en rediffusion du mardi au vendredi à 1 h et le samedi à 20 h)

Le micro ouvert de Bernard Lavallée

Audio fil du vendredi 14 septembre 2018
Bernard Lavallée devant un micro, des écouteurs sur la tête.

Bien que les gestes individuels comptent, le nutritionniste Bernard Lavallée profite de la campagne électorale au Québec et au Nouveau-Brunswick pour en appeler à voter pour des députés qui conçoivent les problèmes systémiques liés à l'alimentation.

Photo : Radio-Canada / Étienne Côté-Paluck

« Si, la plupart du temps, manger, c'est voter, en période électorale, voter, c'est voter. » Le nutritionniste urbain dresse la liste de ses revendications pour que le prochain gouvernement s'attaque au problème criant de la malbouffe au Québec.

« Le pouvoir est donc dans notre fourchette. Chaque bouchée est un message envoyé à ceux qui produisent, transforment, emballent et transportent nos aliments. Chaque bouchée leur dit : "J’encourage votre façon de procéder."

Comment voulons-nous que les individus suivent les recommandations de santé publique si tout de l’environnement alimentaire dans lequel ils évoluent a comme objectif de les faire manger plus que nécessaire et [des aliments] trop transformés?

[...] Si la plupart du temps, manger, c’est voter, en période électorale, voter, c’est voter.

Je veux un gouvernement qui n’a pas peur de se mettre à dos l’industrie de la viande [et qui admet] que notre consommation actuelle est incompatible avec notre santé et celle de la planète. [...]

Je veux un gouvernement qui favorise les choix végétariens dans toutes les institutions publiques.

Je veux un gouvernement qui met en place des cours de cuisine dès la maternelle, pour diminuer la dépendance des prochaines générations aux aliments ultratransformés.

Je veux un gouvernement qui n’a pas peur des représailles de l’industrie des boissons [et qui instaure] une taxe sur les boissons sucrées, une des principales sources de sucres libres des Québécois.

Je veux un gouvernement qui alloue les budgets nécessaires aux hôpitaux pour préparer des mets savoureux et en majorité biologiques et locaux, qui combattent la malnutrition et qui favorisent un rétablissement plus rapide des patients.

Je veux un gouvernement qui partage la terre entre les citoyens et qui s’engage à creuser des jardins communautaires sur les terrains de toutes les institutions publiques. Je veux voir des personnes âgées enseigner à des enfants comment prendre soin de leur premier plant de tomates. [...]

Nous avons le pouvoir, et la responsabilité, de choisir le système alimentaire que nous voulons encourager. »

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