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Pourquoi j'écris? Les réponses de l'éternelle adolescente Catherine Girard-Audet

Plus on est de fous, plus on lit!

Avec Marie-Louise Arsenault

Cette émission n'est pas en ondes actuellement.

Pourquoi j'écris? Les réponses de l'éternelle adolescente Catherine Girard-Audet

Audio fil du mardi 27 novembre 2018
Elle sourit au micro.

L'auteure Catherine Girard-Audet

Photo : Radio-Canada / Hamza Abouelouafaa

La superstar de la littérature jeunesse Catherine Girard-Audet connaît un immense succès, autant ici qu'en Europe. Sa série phare, La vie compliquée de Léa Olivier, s'est vendue à plus d'un million d'exemplaires dans le monde. De passage au studio 18, elle répond au questionnaire « Pourquoi j'écris? ».

À quel âge avez-vous écrit votre premier texte?
Mes textes traduits, à 23 ans, et mon premier ABC (L'ABC des filles) à 25 ans.

Qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire?
J’adore écrire depuis que je suis jeune. Que ce soit des histoires sur papier ou dans ma tête. C’est pour ça que j’ai étudié en littérature. Mais de là à devenir auteure, disons que j’ai eu un petit coup de main, de la chance et du hasard quand mon frère a fondé Les éditions les Malins il y a 11 ans et m’a proposé de me lancer dans mon premier ABC.

Vos parents étaient-ils fiers de vous?
Oui, ils m’ont toujours encouragée à faire des études en littérature et en philosophie. Ce sont mes plus grands fans.

Le meilleur conseil qu'on vous a donné?
De ne pas me censurer et de ne pas essayer de faire beau.

Quel sentiment avez-vous éprouvé lorsque vous avez vu votre première œuvre publiée?
De l’émotion, de la joie, j’ai pleuré, tout ça suivi d’une grande angoisse. Je me mettais à nu pour la première fois.

Quelle est votre motivation quotidienne?
Mes lectrices. Un succès n’est pas acquis. J’ai envie que chaque tome soit meilleur que le précédent.

Qu'est-ce qui vous comble le plus dans votre travail?
Sentir que j’ai accompli une bonne journée d’écriture. Et pour moi, ça suppose la capacité de décrocher complètement au moment où j’écris.

La phrase, le dialogue ou le texte dont on vous a le plus parlé?
Je dirais que c’est le style épistolaire de Léa Olivier dans son ensemble. C’était assez nouveau il y a sept ans, et ça demeure original comme style.

Y a-t-il un mot ou une ponctuation que vous affectionnez particulièrement, que vous aimez écrire?
Le point-virgule. Je l’aime, c’est une belle béquille.

Êtes-vous sensible aux commentaires (critiques, regard des autres)?
Oui, mais j’ai appris à me faire une carapace. On en prend et on en laisse.

Y a-t-il un lieu ou une ville qui vous inspire?
Montréal. C’est là où je me sens chez moi. Elle est au cœur de ma série.

Avez-vous été étonnée par certaines perceptions qu’on avait de votre travail?
Oui. Je n’écris pas en me coupant les veines le soir en pleurant.

Comment souhaiteriez-vous que l’on se souvienne de vous?
Comme une adolescente dans l’âme. J’aimerais rester proche de mes lectrices.

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