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La rivière de l’ADN d’Émilie Monnet

Plus on est de fous, plus on lit!

Avec Marie-Louise Arsenault

En semaine de 13 h à 15 h
(en rediffusion du mardi au samedi à 1 h et le samedi à 19 h)

La rivière de l’ADN d’Émilie Monnet

Audio fil du vendredi 5 octobre 2018
L'artiste interdisciplinaire Émilie Monnet

Des rêves de castors géants ont grandement inspiré Émilie Monnet dans l'écriture de sa dernière pièce.

Photo : Radio-Canada / Louis-André Bertrand

Émilie Monnet a commencé à apprendre l'anishnabemowin au début des années 2010, la langue anichinabée de ses ancêtres. Si cette langue est orale à l'origine, on la retrouve jusque dans certaines applications pour téléphones intelligents aujourd'hui. « Il y a beaucoup de mots concepts qui n'ont pas de traduction en français ou en anglais, donc ça prendrait une phrase entière pour expliquer le sens », mentionne-t-elle à Marie-Louise Arsenault avant la lecture inédite d'un extrait de la pièce Okinum, qui signifie « barrage ».

Ça devient très philosophique, [les langues des Premières Nations] sont des langues très descriptives et axées sur l’action.

Émilie Monnet, auteure et co-metteuse en scène de la pièce « Okinum »

Elle raconte que son héritage culturel, la « rivière de l'ADN » de ses ancêtres, a été bloqué par les conséquences de la colonisation. C'est ce retour aux sources qui l'a amenée a vouloir apprendre cette langue et à écrire cette pièce.

L’artiste est en résidence au Théâtre d’Aujourd’hui, à Montréal, où elle doit produire deux autofictions en trois ans. La première de ces oeuvres, Okinum (Nouvelle fenêtre), qu’elle dit inspirée entre autres d'un castor géant apparu dans ses rêves, est présentée du 2 au 20 octobre.

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