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Ville intelligente : une condition de réussite, mais pas la panacée

Plus on est de fous, plus on lit!

Avec Marie-Louise Arsenault

En semaine de 13 h à 15 h
(en rediffusion du mardi au samedi à 1 h et le samedi à 19 h)

Ville intelligente : une condition de réussite, mais pas la panacée

Audio fil du lundi 19 septembre 2016
Gérard Beaudet, urbaniste et professeur titulaire à la Faculté de l’aménagement de l’Université de Montréal

Gérard Beaudet, urbaniste et professeur titulaire à la Faculté de l’aménagement de l’Université de Montréal

Photo : Radio-Canada/Pascal Michaud

« C'est un défi, pas une reconnaissance. » Pour Gérard Beaudet, urbaniste et professeur titulaire à la Faculté de l'aménagement de l'Université de Montréal, le concept de ville intelligente, dont se réclament de nombreuses villes, est certes important, mais il ne représente pas « la panacée » pour les agglomérations qui disent vouloir miser sur leurs infrastructures de communication afin de générer un écosystème collaboratif entre citoyens, entreprises et institutions.

« Il faut faire attention […] On parle beaucoup dans ce domaine-là de fracture digitale. L’analphabétisme informatique existe », fait remarquer Gérard Beaudet.

D’un autre côté, l’urbaniste salue tout de même les avantages associés au concept de ville intelligente.

« Un des intérêts […], c’est la contribution à ce qu’on appelle "l’intelligence collective" ou "l’intelligence collaborative", c’est-à-dire que les grandes avancées, actuellement, se font là où on a des banques de données ouvertes et là où n’importe qui d'un peu futé est capable de se servir des banques de données, soit pour mieux comprendre des phénomènes ou pour élaborer des nouvelles solutions, que ce soit sur le terrain des services publics ou pour l’émergence de nouveaux services », dit-il.

« Je pense que c’est là que sont les avancées les plus prometteuses. C’est dans cette débrouillardise des gens qui vont avoir de l’information à leur disposition », ajoute Gérard Beaudet.

Mais, tient-il à rappeler, encore faut-il que les citoyens soient outillés pour embrasser pleinement le fonctionnement des infrastructures de communication.

Il y a une proportion importante de la population qui est incapable de se servir de ça et il y a une autre proportion qui est incapable de comprendre les algorithmes.

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