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Marie-Louise Arsenault
Audio fil du jeudi 8 septembre 2016

Une leçon de lucidité avec l’auteur Larry Tremblay

Publié le

Le dramaturge et auteur Larry Tremblay
Le dramaturge et auteur Larry Tremblay   Photo : Radio-Canada/Louis-André Bertrand

« Dans les médias, l'art trouve difficilement sa place, surtout à la télévision, parce que l'art fait peur. L'art fait peur, parce qu'il est baveux, parce qu'il est iconoclaste, qu'il bouscule et n'est jamais gentil. » Âgé de 62 ans, le dramaturge Larry Tremblay, originaire de Chicoutimi, porte un regard critique sur l'importance de l'art et sur sa cruelle absence des médias.

« En plus, l’art demande de l’exigence, de l’esprit critique, de la réflexion et de l’audace. Et de penser souvent contre soi-même. Ça, ça ne fait pas plaisir à la télévision et ça ne fait pas monter les cotes d’écoute. Les médias, c’est tellement important, mais ça devrait pouvoir être autre chose que ce qu’on a actuellement », confie-t-il à Marie-Louise Arsenault.

Explorer la conscience humaine
Avec L’impureté, qu’il vient de publier, Larry Tremblay s’intéresse à la définition de l’être humain. « Ce n’est pas toujours drôle un être humain. J’aime bien gratter, creuser. Le titre indique qu’on travaille dans les valeurs morales, entre le bien et le mal, et le plaisir qu’on a à faire du mal. La question du mal, elle traverse toute mon œuvre. Ça me hante, parce que c’est une des plus grandes questions de la philosophie. »

Cette démarche de réflexion, il l’a entamée très tôt. « À 16 ans, le jour de Pâques, j’ai pris un cap d’acide. J’étais un explorateur de la conscience humaine. À l’instar de Jean-Paul Sartre, je me suis drogué pour comprendre des choses. Ça m’a vraiment ouvert à beaucoup de possibilités, je crois. »

L’Inde, le pays de sa vie
Ses 18 voyages en Inde l’ont complètement transformé sans qu’il le veuille. Sans n’avoir jamais rien lu sur l’Inde, il s’y est rendu une première fois en 1975 pour une tournée de quatre mois. « Au moment où j’ai posé le pied sur le sol indien, il s’est passé quelque chose et je suis redevenu enfant. J’étais un enfant adulte, mais l’Inde m’a redonné mon enfance. » Il y a découvert l’une des plus grandes passions de sa vie, le kathakali, une forme d'art qui mélange la danse et le théâtre.

Le succès de L’orangeraie
L’auteur ne s’explique pas le succès fulgurant de son roman L’orangeraie, publié en 2013. « On écrit ce qu’on a envie d’écrire. On n'en prévoit pas du tout l’effet. En tout cas, c’est comme ça que je fonctionne comme écrivain. Après coup, on peut dire que le terrorisme est présent dans l’actualité, mais quand j’ai écrit mon histoire, je ne pensais pas à ça. » Il ajoute qu’il voulait simplement que ses lecteurs se mettent dans la peau d’une famille déchirée par la guerre.

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