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Marie-Louise Arsenault
Audio fil du mardi 5 juin 2018

Les mémoires de Le Pen décryptés par Yolande Cohen et Samir Saul

Publié le

Jean-Marie Le Pen
Jean-Marie Le Pen livre un discours devant la statue de Jeanne d'Arc lors des cérémonies organisée par le Front national pour le 1er mai, à Paris, en 2017.   Photo : Reuters / Gonzalo Fuentes

« Vraiment une lecture extrêmement éclairante. Ce n'est pas un hasard si aujourd'hui, les 100 000 exemplaires [rapidement écoulés] montrent à quel point l'extrême droite et la droite occupent le haut du pavé, pas seulement en France, mais aussi dans le reste de l'Europe », dit la professeure d'histoire Yolande Cohen au sujet des mémoires que publie le fondateur du Front national, Jean-Marie Le Pen. En compagnie du professeur Samir Saul, elle a lu Fils de la nation, une lecture éclairante sur l'une des figures politiques les plus controversées en France.

C’est une personne qui a une grande gueule. Il le reconnaît lui-même. Il écrit bien, [il a] un français riche, un vocabulaire très idiomatique, très fort […] Il a appris beaucoup de ses expériences diverses et il a beaucoup de comptes à régler.

Samir Saul

Fils de la nation (tome 1), Jean-Marie Le Pen, Muller, 24 avril 2018

Extrait du livre : « Mes grands-parents ne savaient pas lire, mais surent donner une vie décente à leurs enfants. Ma paysanne de mère était élégante et fière, mon père, patron pêcheur taciturne, avait navigué pendant la Grande Guerre, à treize ans, mousse sur un cap-hornier, ces cathédrales de toile et de bois qui affrontaient les quarantièmes rugissants. À la maison, il n’y avait pas l'eau courante, mais on aimait sa famille, son pays et Dieu – et la Bretagne aussi, avec ses îles, ses navires. L’instituteur et le curé nous apprenaient à les chanter ensemble. En somme, j’étais un petit Breton heureux dans la grande France. Puis vint la Seconde Guerre mondiale. Le père est mort, la France était blessée, des curés m’ont dégoûté de Dieu. C’est alors que j’ai découvert la folie des hommes, Paris, l’université, l’Indochine, l’Assemblée nationale, l’Algérie. J’eus une épouse et des filles. La vie s’offrait, tantôt magnifique, tantôt désolante. Le petit Breton avait grandi, la France rapetissé. Pour la relever, j’ai choisi le combat politique. »

Jean-Marie Le Pen accorde une entrevue au sujet de son livre :

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