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La littérature, vecteur d’empathie selon Philippe Claudel

Plus on est de fous, plus on lit!

Avec Marie-Louise Arsenault

En semaine de 13 h à 15 h
(en rediffusion du mardi au samedi à 1 h et le samedi à 19 h)

La littérature, vecteur d’empathie selon Philippe Claudel

Audio fil du mercredi 2 mai 2018

« En utilisant la force de la littérature, peut-être qu'on arrivera à entrer dans une prise de conscience permanente. » L'auteur Philippe Claudel utilise la fable dans son seizième roman, L'archipel du chien, pour aborder des questions délicates comme celle de la crise des migrants. Il pense ainsi susciter l'empathie et la réflexion chez ses lecteurs dans ce conte contemporain.

L’archipel du chien, Philippe Claudel, Stock, 20 avril 2018 (Nouvelle fenêtre)

Extrait du livre : « L'histoire qu'on va lire est aussi réelle que vous pouvez l'être. Elle se passe ici, comme elle aurait pu se dérouler là. Il serait trop aisé de penser qu'elle a eu lieu ailleurs. Les noms des êtres qui la peuplent ont peu d'importance. On pourrait les changer. Mettre à leur place les vôtres. Vous vous ressemblez tant, sortis du même inaltérable moule. Je suis certain que vous vous poserez tôt ou tard une question légitime : a-t-il été témoin de ce qu'il nous raconte? Je vous réponds : oui, j'en ai été le témoin. Comme vous l'avez été, mais vous n'avez pas voulu voir. Vous ne voulez jamais voir. Je suis celui qui vous rappelle. Je suis le gêneur. Je suis celui à qui rien n'échappe. Je vois tout. Je sais tout. Ni homme ni femme. Je suis la voix, simplement. C'est de l'ombre que je vous dirai l'histoire. »

Philippe Claudel était de passage à On n'est pas couché pour parler de son livre.

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