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Marie-Louise Arsenault
Audio fil du vendredi 20 avril 2018

Angèle Dubeau : carburer à la chair de poule

Publié le

Vêtue d'un veston bleu, la musicienne sourit au micro de l'émission.
Virtuose célébrée partout sur la planète, Angèle Dubeau s'autoproclame aussi la reine des baklavas.   Photo : Radio-Canada / Christian Côté

Le parcours d'Angèle Dubeau est cousu d'innombrables succès, d'ardeur joyeuse et de perfectionnisme sans relâche. Après une grande tournée québécoise qu'elle a annoncée comme étant sa dernière, la violoniste de calibre international prépare son 42e album, avec ses éternelles complices de La Pietà. Elle répond au questionnaire de Marie-Louise Arsenault.

Quel mot vous décrit?
Perfectionniste.

Quelle est votre devise?
Que la musique soit le bien de tous.

En quoi excellez-vous?
En baklavas, vraiment.

Quel est votre mot préféré, et celui que vous aimeriez bannir?
Préféré : équilibre.
À bannir : jalousie.

Qu’y a-t-il sur votre table de nuit?
Toujours mon iPad; un exemplaire du magazine L'actualité; la brique Les rois maudits, qui est là depuis deux ans et qui porte mon verre d'eau, et Sapiens, de Yuval Noah Harari, que je lis présentement.

Quelle lecture a fait votre éducation sentimentale ou amoureuse?
À part Tu deviens femme, donné par ma mère, ce n'est pas par la lecture que je me suis déniaisée. Par contre, un beau roman d’amour et d’amitié que j’ai lu et aimé jeune adolescente, c'est Le Grand Meaulnes d'Alain Fournier.

Quelle lecture obligatoire a été une torture?
C'est plutôt une pièce musicale obligatoire : Fantaisie écossaise de Max Bruch.

Quel écrivain inviteriez-vous à souper?
Rabelais.

Quel livre, film, pièce de théâtre ou spectacle vous a le plus troublée?
Récemment, [la pièce] La détresse et l’enchantement, [d'après] Gabrielle Roy, présentée au Théâtre du Nouveau Monde, avec Marie-Thérèse Fortin. Quand j’ai entendu adolescente pour le première fois l’Adagietto de la 5e symphonie de Gustav Mahler, j’ai pleuré tout le long.

Quel personnage de fiction aimeriez-vous rencontrer?
La sœur volante.

Quel est le livre que vous avez honte d'avoir lu?
Plusieurs San-Antonio, les romans policiers de Frédéric Dard.

Quel est votre plus récent engouement artistique?
La musique de Max Richter.

Quelle chanson vous représente?
Prélude à l’unisson de [George] Enescu, musique que j’ai d’ailleurs enregistrée.

Avez-vous le souvenir d’un spectacle exceptionnel ou d'une prestation inoubliable?
J’ai joué pour Nelson Mandela, pour Deng Xiaoping, pour le roi de Thaïlande, pour la reine Élisabeth.
J’ai joué dans des salles spectaculaires : Opéra de Tokyo, Opéra de Buenos Aires, South Bank Center à Londres, [Palacio de] Bellas Artes à Mexico.
J’ai joué avec des musiciens d’exception : Alexandre Da Costa, Alain Marion, et des moins classiques, comme Dave Brubeck et Oliver Jones.
J’ai interprété un très grand nombre d’œuvres de divers compositeurs.
Ce qui fait qu’une prestation est inoubliable, c’est tout cela, mais à la base, ça reste le public.
Comme spectatrice, j’ai vu la grande Plissetskaïa, au Bolshoï, en 1983.

Quel est le film qui vous a fait pleurer?
Love Story, pour la scène du burger.

Quelle expression vous exaspère?
« Pisser dans un violon ».

Quel texte pouvez-vous réciter par cœur?
Beaucoup, beaucoup de musique, mais je me souviens qu’à 4 ans je chantais L’eau vive, de Guy Béart et, adolescente, au Séminaire de Joliette, Soir d’hiver, de Nelligan.

Votre meilleure blague?
J’ai déjà collé des pages de Playboy dans la partition d’un chef d’orchestre, une partition qui a été utilisée sur scène.

La pire ou la plus belle chose qu’on vous a dite?
La pire, c'est dans mes premières critiques : « Elle joue tellement bien, on dirait un homme. »
La plus belle : « Il a dit oui. »

À qui voudriez-vous adresser un mot d’excuse?
Personne, je suis en paix avec moi-même.

La plus grande leçon que la vie vous a apprise?
D’être positive et de ne jamais hésiter à aller au bout de ses rêves.

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