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Dany Laferrière enfreint les codes du roman classique

Plus on est de fous, plus on lit!

Avec Marie-Louise Arsenault

Cette émission n'est pas en ondes actuellement.

Dany Laferrière enfreint les codes du roman classique

Audio fil du mardi 17 avril 2018
Il porte un chandail vert et une chemise rouge.

L'auteur et membre de l'Académie française Dany Laferrière

Photo : Radio-Canada / Hamza Abouelouafaa

« C'est un enfant laissé tout seul un jour de pluie avec un chat. » Voilà comment l'auteur Dany Laferrière décrit son récent ouvrage, Autoportrait de Paris avec chat, écrit de manière manuscrite et illustré par plus de 1000 croquis. Le membre de l'Académie française sort de sa zone de confort avec ce « roman-dessin », qui fait l'apologie de Paris, « une ville qui a mis son destin dans l'alphabet », dit-il.

« Je refuse les chemins balisés. Je prends le chemin qui me plaît. Dans ma tête, je ne cherche pas à faire autrement. Cocteau a raison de dire que l’originalité, c’est faire comme tout le monde sans y parvenir. » Dany Laferrière surprend encore une fois son éditeur avec ce livre inclassable, qui décrit ses impressions de Paris, de sa première visite en 1983 jusqu’au jour de sa nomination à l’Académie française. À la blague, Dany Laferrière résume son quotidien à l’Académie française ainsi : « C’est 40 individus qui, chaque jeudi, se déshabillent et font tout nus le tour de la salle. »

Je compte le nombre de librairies quand j’arrive dans une ville, contrairement à ma mère qui compte les églises. Paris, c’est la capitale du livre, littéralement. C’est la ville la plus lue. Elle ne m’a jamais déçue. Elle est mieux que l’image qu’on se fait d’elle.

Dany Laferrière

Dany Laferrière revient aux sources avec Autoportrait de Paris avec chat. Il retrouve avec sensualité le crayon, le dessin, la lenteur, la contemplation, mais aussi la solitude.

La bonne vieille main qui n’a jamais de pannes d’électricité, qui ne vous lâche pas […], qui contient la mémoire de tout ce qu’elle a touché. Elle permet d’écrire d’une façon spéciale : la main qui a caressé la peau d’un bébé ou l’écorce d’un arbre, la main qui a touché le froid, le chaud, la main qui a reçu de l’électricité, la main qui sue quand on est ému par une présence, cette main-là, on ne peut pas dire qu’elle est la même chose qu’un objet métallique.

Dany Laferrière

Autoportrait de Paris avec chat (Nouvelle fenêtre), Dany Laferrière, paru le 10 avril 2018 aux Éditions du Boréal au Québec et le 28 mars 2018 aux Éditions Grasset en France
Résumé de l'éditeur : Les écrivains des quatre coins de la planète convergent vers Paris, hantent ses rues, ses cafés. Et les écrivains du passé y sont toujours vivants. Nous parcourons les rues avec Léon-Paul Fargue et Gérard de Nerval. À Saint-Germain-des-Prés, nous nous attablons avec quelques-uns de ces romanciers d’Amérique latine qui ont fui la dictature. À notre gauche, Borges dialogue avec Montaigne. Aimé Césaire, Damas et Senghor se disputent au sujet de la négritude. Sartre se brouille avec Camus et découvre Frantz Fanon. À Clichy, Henry Miller flotte dans sa baignoire. Place de la Sorbonne, c’est François Villon qui rappe en compagnie de Doc Gynéco et de MC Solaar, tandis qu’au Ritz, John Updike interviewe Coco Chanel pendant qu’Hemingway se soûle au bar...

Le dessin naïf d'un chat et d'un homme en smoking qui prennent un verre de vin ensemble. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le livre « Autoportrait de Paris avec chat », de Dany Laferrière, paru à Boréal

Photo : Radio-Canada / Hamza Abouelouafaa

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