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Marie-Louise Arsenault
Audio fil du jeudi 15 mars 2018

Jean Barbe : « La littérature m’a sauvé, sans elle, je serais mort »

Publié le

Il sourit à la caméra
L'auteur et animateur Jean Barbe   Photo : Radio-Canada / Hamza Abouelouafaa

De son propre aveu, l'auteur et animateur Jean Barbe vient d'un milieu de « non-culture », mais affirme que c'est au contact de la littérature qu'il s'est émancipé. Il propose Discours de réception du prix Nobel, publié chez Leméac, où il simule l'allocution qui aurait voulu tenir s'il recevait ce prix prestigieux. Cet essai est un prétexte, pour lui, de rendre hommage à la littérature tout en fustigeant la marchandisation grimpante de la culture.

La littérature comme salut
L’auteur Jean Barbe croit fermement que les livres sont porteurs de changements sociaux. « Mon père et ma mère ne lisaient pas, ma famille était bourrée de préjugés. Ce n’est pas en les traitants d’idiots que j’allais les changer. J’ai commencé à ne leur donner que des livres en cadeaux », dit-il. Ses parents se sont mis à lire davantage, élargissant ainsi leurs perspectives.

Contre la facilité
Jean Barbe milite pour rehausser la complexité des lectures proposées aux écoliers. « Il faut s’élever vers la complexité, car si l'on se fait raconter des histoires simples, à notre niveau, on n’aura jamais envie de lever le regard. C’est le problème, à mon sens, de l’éducation. On essaye d’aller au niveau de l’élève, on l’empêche de se casser les dents », croit-il.

La course aux cotes d’écoute
Jean Barbe se désole de cette course effrénée aux cotes d’écoute qui se fait au détriment de la culture : « Les télévisions s’accrochent aux divertissements et aux vedettes pour faire des cotes d’écoute, pour survivre. Malheureusement, les émissions culturelles ont été passablement mises de côté […], ça m’attriste beaucoup. Il manque de relais pour l’énorme foisonnement québécois qui éclate dans toutes les directions. »

J’ai une carrière qui est marquée par mon alcoolisme et ma toxicomanie. Je suis heureusement sobre, mais ça a été un gros et dur combat. Ça laisse des traces dans l’entourage et en soi, je suis donc blessé, marqué par ce combat

Jean Barbe

Discours de réception du prix Nobel, Jean Barbe, Leméac, 14 mars

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