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Marie-Louise Arsenault
Audio fil du mercredi 21 février 2018

Dans l’antre de Bachar Al-Assad avec le journaliste Régis Le Sommier

Publié le

Le président syrien Bachar Al-Assad, lors d'une entrevue le 14 juillet 2016
Le président syrien Bachar Al-Assad, lors d'une entrevue   Photo : Reuters / Courtoisie

« Je voulais montrer comment on pouvait, malgré tout, en dépit des contingences et des difficultés pour avoir un accès, aller sur le terrain en Syrie et rapporter du journalisme au lieu de commenter l'actualité de loin. » Le journaliste et directeur adjoint de Paris Match, Régis Le Sommier, est l'un des rares reporters à avoir rencontré le dirigeant syrien, pas à une, mais à deux occasions. De ces rencontres est né le livre Assad, paru aux Éditions de La Martinière.

Sa première rencontre
« À la différence des autres chefs d’État que j’ai pu rencontrer [George Bush et Barack Obama], Assad semblait vouloir prolonger la conversation à la fin de l’interview sur un ton moins formel », raconte Régis Le Sommier.

Coupé du reste du monde dans sa forteresse à Damas depuis le début de la guerre en 2011, Assad avait donné l'impression à Régis Le Sommier qu'il voulait rencontrer un Occidental et converser avec lui de manière moins officielle. Le Sommier avait tenté une seconde demande d’interview, qu’il a obtenue l’année suivante : « Au départ, on me dit que j’aurai 45 minutes, finalement, je reste seul à seul trois heures avec lui en juin 2015. »

Jouer la carte de propagande
Régis Le Sommier répond à ses détracteurs qui l’accusent de jouer le jeu du président syrien : « Si demain, j’ai une occasion d’interviewer Kim Jung-un, évidemment que j’irai la faire, est-ce que ça fait de moi quelqu’un qui se fait le porte-drapeau de la propagande nord-coréenne? Non, pour Bachar Al-Assad, c’est exactement la même chose. »

Je lui ai demandé pourquoi il bombardait les civils les yeux dans les yeux, je lui ai demandé s’il avait peur de mourir comme Kadhafi ou comme Saddam Hussein. Ce n’est pas des questions simples à poser. J’étais là pour poser des questions. Je n’ai pas fait de propagande, je suis un journaliste.

Régis Le Sommier

Extrait de son livre Assad : « Symbole de modernité, marié à une femme vêtue à l’occidentale, ancienne banquière, il incarne alors tous les espoirs aux yeux de l’Occident. Il devient, à 34 ans, président de la Syrie. Dix-sept ans ont passé. 340 000 morts. Certains le surnomment le “Boucher de Damas”. D’autres considèrent qu’il a servi de rempart à l’islamisme radical. Quoi qu’on pense de lui, il a gagné la guerre. Je l’ai rencontré à plusieurs reprises, y compris en rendez-vous off, quand tout brûlait autour de lui. Plus d’une fois, je me suis demandé quelle part de vérité je pourrais retirer de ces moments.
Je vous laisse en juger. » Régis Le sommier

« Assad », Régis Le Sommier, 11 janvier 2018
« Assad », Régis Le Sommier, 11 janvier 2018 Photo : Radio-Canada/Éditions de la Martinière

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