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Plus on est de fous, plus on lit!

Avec Marie-Louise Arsenault

En semaine de 13 h à 15 h
(en rediffusion du mardi au vendredi à 1 h et le samedi à 20 h)

L’imaginaire fulgurant de l’auteur haïtien Gary Victor  

Audio fil du mardi 21 novembre 2017
L'auteur Gary Victor

L'auteur Gary Victor

Photo : Radio-Canada / Hamza Abouelouafaa

« Les croyances, les mythes, cet imaginaire est très présent dans la réalité. Ils imprègnent une grande partie de la vie quotidienne sans qu'on s'en rende compte », explique l'auteur haïtien Gary Victor, qui puise souvent dans les mythes vaudous pour écrire des polars typiques à son pays natal. L'auteur de 18 romans, dont Le sang et la mer et plus récemment Les temps de la cruauté, répond à notre questionnaire « Pourquoi j'écris ».

Pourquoi j’écris?

À quel âge avez-vous écrit votre premier texte?
J’avais 12 ou 13 ans.

Vos parents étaient-ils fiers de vous?
Mon père était un intellectuel, il était fier que son fils écrive.

Qui vous a donné votre première chance?
Un ami de mon père directeur d’un quotidien à Port-au-Prince

Le meilleur conseil qu'on vous a donné?
De lire toujours et encore plus

À quel moment avez-vous compris que ça deviendrait votre métier?
Je ne me suis jamais mis en tête qu’écrire est un métier. C’est toujours pour moi un plaisir, une discipline comme de jouer aux échecs ou au football.

Qui sont les écrivains les plus marquants de votre vie?
Boulgakov, Márquez, Amado, Chester Himes, Hugo, Zola, Vargas Llosa, Phlipp K. Dick, Frank Herbert

Quel sentiment avez-vous éprouvé lorsque vous avez vu votre première œuvre publiée?
J’avais un peu peur. C’était un peu angoissant.

La phrase, le dialogue ou le texte dont on vous a le plus parlé?
Peut-être la situation où mon personnage dans mon roman Banal oubli revient dans le bar où il s’est oublié pour se retrouver.

On ne parle que de soi : commentez.
Tout sort de nous. [...] Le créateur, c’est comme Dieu, il crée tout à son image.

Avez-vous déjà été censuré?
On se censure intérieurement, on a plein de choses en nous qui nous retiennent, on hésite, on se pose des questions. Les censures sont toujours là, elles sont insidieuses.

Avez-vous été étonné par certaines perceptions qu’on avait de votre travail?
Le moment où l’œuvre est terminée, elle ne vous appartient plus. Elle est la propriété du lecteur.

Un lieu ou une ville qui vous inspire?
La mer, tout simplement. En particulier la mer des Caraïbes avec ses vibrations.

Avez-vous expérimenté la création sous influence?
Non, mais c’est vrai que je me mets dans un état second pour écrire. Je vais près de la mer et je suis sous l'influence des vagues. La nature devient ma propre drogue.

Quel serait l’honneur qui vous comblerait le plus?
Ce qui me comble le plus, c’est quand on va dans une école primaire en Haïti et que les jeunes nous disent qu’ils nous ont lus.

Comment souhaiteriez-vous que l’on se souvienne de vous?
Peut-être pour mon travail avec les jeunes

Référence:
Gary Victor est né le 9 juillet 1958 à Port-au-Prince. Il a fait paraître 18 romans, dont le plus récent Les temps de la cruauté (Nouvelle fenêtre), paru chez Philippe Rey le 2 février 2017.

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