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Marie-Louise Arsenault
Audio fil du mercredi 15 novembre 2017

Notre vie dans les forêts, de Marie Darrieussecq, un univers dystopique inquiétant

Publié le

Marie Darrieussecq
Marie Darrieussecq   Photo : AFP / PIERRE VERDY

« Le seul numéro de téléphone dont je me souviens est celui de ma mère. Il y a quelque chose d'inquiétant dans cette dépossession par l'intelligence artificielle », remarque la romancière française Marie Darrieussecq, qui est nostalgique de l'époque prénumérique où la mémoire était davantage sollicitée. Jointe à Paris, elle nous lit un extrait de son dernier roman, Notre vie dans les forêts, dont le récit se déroule dans un univers dystopique où des clones et des humains cohabitent pour le meilleur et pour le pire.

Écrire à l’ère Trump
L’écriture de Notre vie dans les forêts s’est faite dans un contexte bien particulier. « Il y avait l’élection de Trump, et ensuite, on a vécu dans un état d’angoisse démesuré durant la campagne présidentielle [française]. Ça m’a perturbée au point que je n’arrivais plus à écrire le roman que j’étais en train d’écrire, et ce court roman [Notre vie dans les forêts], est sorti d’un coup. Son côté comique m’a aidée, il y a un moment où il fallait rire de ce cauchemar », explique l’auteure.

Le basculement entre deux mondes
« J’ai vécu dans le monde de la ''mémoire papier'', maintenant, je me réfère sans arrêt à la ''mémoire Internet'' », dit Marie Darrieussecq. Elle se considère chanceuse d’avoir connu ces deux mondes et de les avoir traversés. Elle trouve ce passage « extrêmement inspirant » pour son écriture. Sans regretter l’ancienne époque, elle craint tout de même qu’un renversement se produise et que l’intelligence artificielle prenne le dessus sur l’humain.

Ce qui nous sauvera de trop de numérisation, c’est la poésie. Les robots ne comprendront pas la poésie, ils ne comprendront pas les images, ils ne comprendront pas les métaphores, nos rêves, plus on parlera poétiquement, plus on y échappera.

Marie Darrieussecq

Résumé de son livre : « C’est un roman à la première personne, où l’héroïne découvre, au fur et à mesure qu’elle la raconte, toutes les causes et les conséquences de son histoire. Nous sommes donc dans une forêt (« nous » car la manière dont le livre est écrit impose une identification du lecteur).

Le personnage principal, une femme qui fut autrefois psychothérapeute, s’y cache avec d’autres. D’autres? Des compagnons de fuite, loin d’un monde qu’on devine menaçant pour eux et qui les traque. Mais aussi avec des êtres étranges, comme flottants, mais qui leur ressemblent de manière frappante. Des sosies? Leurs clones, en fait, qu’ils ont emmenés dans leur fuite.

Cette dystopie, qui se situe dans la postérité du Meilleur des mondes comme dans celle de 1984 ou de Fahrenheit 451, nous raconte une histoire de trafic d’organes, de gérontocratie, de totalitarisme sanitaire et politique. Marie Darrieussecq, avec ce personnage très légèrement en retard sur les événements, et à ce titre bouleversant, renoue avec la veine de Truismes. » - Éditions P.O.L

Elle est de passage à Montréal à l'occasion du Salon du livre, voici son programme!

Vendredi 17 novembre
19 h : Rencontre animée par Marie-Andrée Lamontagne
Librairie du Square à Outremont
1061, avenue Bernard

Samedi 18 novembre
15 h 30 : Rencontre animée par Elsa Pépin
Salon du livre de Montréal, Place Confort TD

De 16 h à 17 h : Dédicaces au Salon du livre
Stand Gallimard, no 517

18 h : Rencontre conjointe avec Martin Winckler et Paul Otchakovsky-Laurens, animation de Julien Lefort-Favreau
Librairie Le Port de Tête
262, avenue du Mont-Royal Est

Dimanche 19 novembre
De 15 h 30 à 16 h 30 : Dédicaces au Salon du livre
Stand Gallimard, no 517

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