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Marie-Louise Arsenault
Audio fil du mercredi 27 septembre 2017

Les femmes en minorité dans la création théâtrale

Publié le

Marie-Claude Garneau et Marie-Claude St-Laurent, les auteures de l'essai « La coalition de la robe »
Marie-Claude Garneau et Marie-Claude St-Laurent, les auteures de l'essai « La coalition de la robe »   Photo : Radio-Canada / Hamza Abouelouafaa

« Parfois la représentation féminine avoisine les 0 % dans un théâtre » explique Marie-Claude St-Laurent. Accompagnée par Marie-Claude Garneau, les comédiennes ont écrit l'ouvrage La coalition de la robe pour dénoncer la domination masculine dans la création théâtrale. Elles remontent le fil de leur éducation et constatent que depuis leur enfance, jusqu'aux bancs de l'école de théâtre, les femmes n'ont jamais été considérées égales à l'homme.

Elles lisent un extrait de La coalition des robes, au micro :

« Ce n’est pas sur les bancs de l’école secondaire que nous avons appris que le front de libération des femmes est né en 1969 en parallèle du front de libération du Québec. Ce n’est sur les bancs de l’école secondaire que nous avons appris que des militantes de ce regroupement ont interrompu un procès en lien avec les événements d’octobre 70 en criant : « la justice c’est d’la merde ! ».

Pour dénoncer le fait que les femmes n’avaient pas le droit d’être jurés. Qui de nous trois savaient que Marjolaine Péloquin a passé un mois en prison pour cette action avec ses complices et qu’elle a consacré un ouvrage à cet évènement ?

Ce n’est pas sur les bancs du Cégep que nous avons appris que Louky Bersianik née Lucille Durand publie en 1976 L’euguélione, le premier grand ouvrage féministe de chez nous. Qu’elle a été la première à proposer une féminisation du langage, contribuant ainsi à ce qu’on puisse dire « je suis une écrivaine et non un écrivain ». Et lire « j’écris pour une archéologie du futur, pour que la mémoire du futur s’inscrive dans le présent de façon à ce que ce présent devienne une chose ancienne et dépassé ».

Ce n’est pas sur les bancs de l’école de théâtre du Cégep de Saint-Hyacinthe qu’on nous a parlé du théâtre des cuisines, un théâtre militant, féministe et marxiste qui souhaitait rejoindre la classe ouvrière. Qui nous a parlé de « nous aurons les enfants que nous voulons » sur le droit à l’avortement, de sa création devant plus de 800 personnes dans le sous-sol de l’église Saint-Édouard?

Qui savait que des pro-vies ont débarqué avec des foetus dans du formole pour protester contre leurs piècse quand elles les ont présentées au Salon de la femme à la place Bonaventure? »

Écrit par Marie-Claude Garneau, Marie-Ève Milot et Marie-Claude St-Laurent aux éditions du « Remue-Ménage »

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