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Cédric Klapisch, le réalisateur qui filme avec son cœur

Plus on est de fous, plus on lit!

Avec Marie-Louise Arsenault

En semaine de 13 h à 15 h
(en rediffusion du mardi au samedi à 1 h et le samedi à 19 h)

Cédric Klapisch, le réalisateur qui filme avec son cœur

Audio fil du jeudi 21 septembre 2017
Le réalisateur de ''L'auberge espagnole'' Cédric Klapisch

Le réalisateur de ''L'auberge espagnole'' Cédric Klapisch

Photo : Radio-Canada / Hamza Abouelouafaa

Dans une salle de cinéma de 500 places, il y a 500 films que les gens voient. Chacun regarde le film d'une façon complètement différente », croit le réalisateur, scénariste et producteur français Cédric Klapisch. Celui à qui l'on doit L'auberge espagnole et Le péril jeune est au Québec afin de présenter son plus récent long-métrage, Retour en Bourgogne, qui plonge dans la nostalgie de son enfance. Il creuse davantage ses souvenirs et parle de son métier qu'il adore en se prêtant au questionnaire « pourquoi j'écris ».

POURQUOI J'ÉCRIS?

À quel âge avez-vous écrit votre premier texte?
À 15 ans j'ai écrit une rédaction sur le silence dans ma famille causée par la perte d’un proche.

Vos parents étaient-ils fiers de vous?
Mes deux parents sont des enfants de la guerre. C’est des gens qui ont appris à cacher leurs émotions, mais, oui, ils sont fiers même si les deux ne sont pas expansifs.

Qui vous a donné votre première chance?
Sylvie Bloom (Arte) m’a aidé à financer mon premier court métrage, sans elle, je ne serais peut-être pas devenu réalisateur.

Le meilleur conseil qu'on vous a donné?
C’était d’être patient et de me cultiver.

Quelle est votre motivation quotidienne?
Ce qui est motivant dans mon métier c’est la création. C’est le fait de ce dire je créer quelque chose. Il y a dans le cinéma une aventure collective qui est magique. Il y a aussi le fait de s’exprimer encore une fois, d’exposer des idées et de partager des opinions avec des gens. Tout cela est une motivation.

Dans tout ce que vous avez écrit, de quoi êtes-vous le plus fier?
Le péril jeune. Il y a une dose d’émotions qui est plus forte dans ce film.

Un mot/une ponctuation que vous affectionnez particulièrement, que vous aimez écrire?
Les points de suspension, j’en mets tout le temps.

Avez-vous déjà été censuré?
Non, j’ai la chance de vivre dans un pays libre et qui respecte la liberté d’expression.

Êtes-vous sensible aux commentaires (critiques, regard des autres)?
Je ne lis plus les critiques, j’ai appris il y a fort longtemps que ce n’était pas intéressant pour moi. J’écoute davantage le commentaire de mes collègues qui peuvent être plus durs que les critiques.

Quel serait l’honneur qui vous comblerait le plus?
Je n’ai pas eu beaucoup de chances jusqu’à présent, donc n’importe quel prix me ferait plaisir. Même un Oscar me ferait plaisir.

Comment souhaiteriez-vous que l’on se souvienne de vous?
J’aime que les gens me disent qu’ils ont vu mes films et qu’ils en gardent quelque chose. Que mon film serve à quelque chose. Le pire selon moi est lorsqu’on sort du cinéma et que l’on ne se souvienne plus de rien.

Le film Retour en Bourgogne prendra l’affiche au Québec le 29 septembre
En voici un court extrait:



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