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Marie-Louise Arsenault
Audio fil du jeudi 7 septembre 2017

Paul à Montréal, la vie extraordinaire d’un personnage ordinaire 

Publié le

L'auteur et dessinateur Michel Rabagliati
L'auteur et dessinateur Michel Rabagliati   Photo : Radio-Canada / Hamza Abouelouafaa

« Paul est né en 1998 à mon atelier du boulevard Saint-Laurent. Je m'ennuyais un peu en attendant les approbations des clients pour mes illustrations, alors j'ai créé le personnage pour me désennuyer entre deux commandes », confie le bédéiste Michel Rabagliati. Il est de passage dans notre studio pour parler des origines de son mythique personnage, Paul, qui est, on le devine, son alter ego.

Quelle est la signification de son nom et comment a-t-il été choisi ?
Je voulais un nom extrêmement simple qui illustre bien l’idée de ''monsieur tout le monde''. Pour moi, Paul est un nom neutre, contrairement à Achille Talon ou Mandrake le magicien. Je crois que c’est ce que Charles Monroe Schulz voulait signifier avec le nom de Charlie Brown. Un garçon comme vous et moi.

De qui est-il inspiré?
De moi-même et de ma petite vie ordinaire.

Comment imaginez-vous l'enfance de votre personnage?
Dans le quartier Rosemont dans une famille de classe moyenne durant les années 60-70.

Son plus grand défaut?
Il est très naïf, mais cela suscite des aventures et des situations intéressantes selon moi. Rarement il va provoquer les choses.

Qu'est-ce qui l’inquiète le plus ?
Comme Paul est un ''monsieur tout le monde'', ses préoccupations sont celles d’un ''monsieur tout le monde'' : la famille, l’environnement, l’amitié, l’amour, sa fille.

La BD ''Paul à Montréal'', de Michel Rabagliati
La BD ''Paul à Montréal'', de Michel Rabagliati Photo : Éditions la Pastèque

Aime-t-il ce qu'il fait dans la vie ?
Dans mes albums, il est graphiste et illustrateur comme moi. Oui, il aime ça même s’il ne fait pas beaucoup d’argent.

Comment imaginez-vous la mort de votre personnage?
Je ne crois pas que je le ferai mourir dans l’un de mes livres. Je cesserai de faire la série un jour et on ne le verra plus dans de nouvelles aventures, c’est tout. Comme Tintin. Tintin n’est jamais mort. La dernière image qu’Hergé a dessinée, c’est Tintin qui marche en ligne droite.

Auriez-vous pu camper son histoire à une autre époque?
Mes histoires sont des tranches de vie pêle-mêle et non numérotées. On y vit les années 60, 70, 90, 2000, et aussi des retours vers un passé plus lointain. J’aime beaucoup cette liberté.

Qu’est-ce qui vous a étonné de son incarnation dans un film ?
En fait, il n’est pas possible pour un acteur de rentrer totalement dans la tête d’un personnage crée par un autre, surtout un personnage autobiographique, c’est trop complexe. C’est l’auteur original qui le porte, le connaît le mieux et qui emportera ses secrets dans sa tombe. François Létourneau a bien compris ça et n’a pas essayé de caricaturer bêtement le Paul de la BD, il s’en est inspiré pour trouver son Paul à lui.

Références:

Paul à Montréal, Michel Rabagliati, la Pastèque, novembre 2017

Résumé de l'éditeur :

« Dans le cadre des célébrations du 375e anniversaire de Montréal, Michel Rabagliati a réalisé un parcours urbain réunissant 12 cases de bande dessinée géantes réparties dans le quartier du Plateau Mont-Royal. Le livre Paul à Montréal regroupe l'ensemble des planches ainsi que plusieurs pages d'anecdotes sur la ville de Montréal, une façon originale de célébrer le 375e anniversaire de la métropole. »

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