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Plus on est de fous, plus on lit!

Avec Marie-Louise Arsenault

En semaine de 13 h à 15 h
(en rediffusion du mardi au vendredi à 1 h et le samedi à 20 h)

Perdre le Sud, de Maïka Sondarjee : pour une plus grande solidarité des peuples

Une travailleuse de l'industrie du textile au Bangladesh.

Une travailleuse de l'industrie du textile au Bangladesh.

Photo : AFP / MUNIR UZ ZAMAN

« C'est difficile de rester solidaire avec des gens qu'on ne connaît pas et qui ne nous ressemblent pas. » C'est ce que déplore Maïka Sondarjee dans son ouvrage percutant qu'elle vient de publier sur les dérives du capitalisme sauvage qui génère de l'exploitation et de la souffrance de l'autre côté du globe. La professeure adjointe à l'École de développement international et mondialisation de l'Université d'Ottawa souhaite que l'on décolonise la solidarité internationale, dans son essai Perdre le Sud.

Extraits tirés de son ouvrage :

- Le salaire mensuel des travailleuses éthiopiennes, de 26 $ en moyenne, se situe au bas de l’échelle des salaires dans l’industrie mondiale du textile, loin derrière la Chine (326 $), l’Indonésie (280 $), l’Afrique du Sud (244 $) ou le Myanmar (95 $).

- Selon l’Organisation des Nations unies (ONU), les changements climatiques pousseront 120 millions de personnes dans la pauvreté d’ici 2030, principalement dans les pays du Sud.

- Les crises comme celle de la COVID-19 démontrent l’importance d’une position internationale solidaire qui doit s’incarner dans nos relations Nord-Sud. Nous devons cesser d’attendre que les crises atteignent l’Occident pour réagir de manière multilatérale.

- Les pays du Sud remboursent environ 600 milliards de dettes chaque année à des banques du Nord et à des banques internationales de développement, des dettes parfois contractées par des gouvernements antérieurs non démocratiques ou liées à des dépenses illégitimes.

À lire : Perdre le Sud, décoloniser la solidarité internationale, Maïka Sondarjee, Écosociété, 19 août

Résumé de l'éditeur : Travailleuse d’usine mexicaine, cultivateur de riz indien, ménagère ougandaise, fermière aymara : ces personnes ont en commun d’être nées dans des nations exploitées ou opprimées.

C’est le résultat de l’ordre mondial institutionnalisé : la prospérité de l’Occident vient en grande partie de l’appauvrissement du reste du globe.

Pourtant, les positions antimondialisation actuelles sont trop souvent synonymes de fermeture des frontières et de repli sur soi. Pour faire contrepoids, Maïka Sondarjee développe une position internationale pour la gauche qui est réellement solidaire avec les nations du Sud : l’internationalisme radical.

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