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Plus on est de fous, plus on lit!

Avec Marie-Louise Arsenault

En semaine de 13 h à 15 h
(en rediffusion du mardi au vendredi à 1 h et le samedi à 20 h)

Martine Delvaux veut faire œuvre utile avec l’injustice et la souffrance

Martine Delvaux.

Martine Delvaux

Photo : Radio-Canada / Olivier Lalande

Si les réseaux sociaux sont utiles pour galvaniser le mouvement féministe, la parole qu'ils facilitent est souvent éphémère. Voilà pourquoi l'autrice Martine Delvaux a cru bon de recenser les sombres histoires d'abus que les femmes se racontent tout bas dans Je n'en ai jamais parlé à personne, un recueil de témoignages reçus dans la foulée du mouvement #MoiAussi. La militante parle également à Marie-Louise Arsenault du lourd prix à payer pour « aller au bat » publiquement au sujet des iniquités hommes-femmes.

« J’aime commenter l’actualité, j’aime prendre le contrepied, j’aime proposer un autre regard sur quelque chose qui semble consensuel », dit-elle à propos de ses interventions féministes dans la sphère publique. « J’essaie de le faire toujours avec des nuances et avec une grande délicatesse. Je n’essaie pas de polariser, j’essaie juste d’offrir un autre point de vue. »

Or, elle polarise. Les attaques de certains commentateurs à son endroit en font foi : « On reçoit des courriels méchants, on reçoit des menaces… […] Quand on écrit comme ça, on sait qu’on va recevoir de la cochonnerie. Les gens ne le mesurent pas parce que ça ne leur arrive pas. »

Plus je vieillis, moins j’ai quelque chose à perdre, plus j’ai envie de mettre mon point sur la table.

Martin Delvaux

De Twitter à la bibliothèque

« Notre intégrité corporelle est attaquée tout le temps », dénonce l’autrice, qui n’a pas voulu réécrire les récits qui composent Je n’en ai jamais parlé à personne. « Une agression par un chum trop insistant, par un parent, par un grand-père… C’est à l’infini. J’ai fait le pari de prendre ces témoignages-là en disant : "Je ne veux pas que ça disparaisse dans l’éther." Je voulais tirer ces paroles-là vers la littérature, en faire une œuvre littéraire. »

Cet ouvrage s’inscrit selon elle dans la nécessaire conversation qui doit être tenue sur la zone grise des rapports hommes-femmes : « Quand on lit ces paroles-là, quand on les entend, on les sent dans notre propre corps. C’est ce qui est important. Ce sont de vraies femmes avec de vrais corps, et ce sont de vrais gestes qui ont été posés. »

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