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Marie-Louise Arsenault
Audio fil du mercredi 30 octobre 2019

Le roman Manam, de Rima Elkouri : le devoir de mémoire

Publié le

Elle porte un chandail jaune moutarde.
La chroniqueuse et autrice Rima Elkouri   Photo : Radio-Canada / Hamza Abouelouafaa

La chroniqueuse de La Presse Rima Elkouri publie son premier roman, Manam, un récit fortement inspiré de l'histoire de ses ancêtres arméniens massacrés par le régime ottoman. L'utilisation de la forme romanesque est un moyen pour elle de combler « les trous de la mémoire familiale », dit-elle, et de les peupler par des témoignages d'anciens survivants recueillis lors de l'écriture de ce livre.

On aimerait imaginer des monstres, mais c’est des gens ordinaires qui ont pris les armes.

Rima Elkouri

Manam, Rima Elkouri, Boréal, 1er octobre 2019

Résumé de l'éditeur : Léa est institutrice. Tous les mois de septembre, elle accueille la vingtaine d’enfants qu’elle accompagnera pour la prochaine année. Chaque fois, elle brandit le dictionnaire devant eux, leur expliquant que c’est comme un coffre au trésor de vingt-six lettres. Elle leur dit qu’ils ont là tout ce qu’il faut pour raconter le monde.

Même ce qui ne se raconte pas. Même les secrets qu’ils n’osent dire à personne. Même le silence. Le secret, le silence, n’est-ce pas justement une grande part de l’héritage que Léa a reçu de sa Téta, sa grand-mère tant aimée, qui vient de mourir à cent sept ans?...

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