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Steve Gagnon, le dramaturge à l’œuvre reconnaissable entre toutes

Plus on est de fous, plus on lit!

Avec Marie-Louise Arsenault

En semaine de 13 h à 15 h
(en rediffusion du mardi au samedi à 1 h et le samedi à 19 h)

Steve Gagnon, le dramaturge à l’œuvre reconnaissable entre toutes

Audio fil du vendredi 23 août 2019
Steve Gagnon sourit derrière un micro.

Le dramaturge Steve Gagnon se prête avec joie au jeu du questionnaire de l'équipe.

Photo : Radio-Canada / Pascal Michaud

La première « liste de l'invité » de la saison est celle du dramaturge, acteur et metteur en scène Steve Gagnon. Il a écrit six pièces depuis La montagne rouge, parue en 2010, et est apparu de nombreuses fois au théâtre et à la télévision. Sa pièce Les étés souterrains sera présentée à La Licorne, à Montréal, du 14 avril au 23 mai 2020.

Quel est votre état d’esprit?
À la base, je suis plutôt impulsif et impatient, mais avec mon fils, je suis d’une grande grande patience. Je suis, genre, le roi de la patience, sauf que ça fait que j’ai la mèche extrêmement courte pour tout le reste. Ces temps-ci, je m’emporte beaucoup, je pogne les nerfs, je suis ridicule et insupportable.

Quel mot vous décrit?
Névrose. Je suis anxieux, paranoïaque et hystérique.

Quelle est votre devise?
Deux cents lions à la tête pour l’insoumission, 200 lions au cœur pour la fierté, et 200 lions au ventre pour l’ardeur.

En quoi excellez-vous?
Cerner les gens. J’ai un don. Je suis hyper sensible aux énergies. Je peux deviner très tôt chez les autres des traits de caractère qui se révéleront beaucoup plus tard. Pour moi, la première impression ne ment pas souvent.

Quel est votre mot préféré?
« 100 % rayonne de bambou » Je me suis acheté des draps récemment. On fait presque tout dans le lit maintenant. Je ne pourrais plus me passer de ce « mot ».

Et celui que vous aimeriez bannir?
Banlieue

Qu’y a-t-il sur votre table de nuit?
Des menthes. Le matin, mon fils vient nous rejoindre dans le lit avec des livres et je lui lis des histoires. Je suis trop paresseux pour me lever pour brosser mes dents, alors je prends une menthe avant de commencer la lecture.

Quelle lecture a fait votre éducation sentimentale ou amoureuse?
La dame aux camélias, d'Alexandre Dumas fils. C’est le plus beau livre d’amour au monde. Les protagonistes ont le romantisme dans le ventre, pas dans la tête.

Quelle lecture obligatoire a été une torture?
Toutes mes lectures obligatoires. En fait, je suis incapable de lire de force, alors je n’ai jamais complètement lu de ce qui était obligatoire au cégep. Je lisais des résumés et j’étais doué pour faire semblant dans mes comptes-rendus.

Quel livre a changé votre vie?
Je voudrais me déposer la tête, de Jonathan Harnois. J’ai été bouleversé par ce livre-là, il m’a longtemps hanté. Cette histoire de grandes amitiés, de suicide, de trahison, de rituel, la poésie, la langue crue et magnifique, je n’ai jamais relu quelque chose qui m’a fait autant d’effet.

Quel livre, film, pièce de théâtre ou spectacle vous a le plus troublé?
Au moins j’aurai laissé un beau cadavre, de Vincent Macaigne. J’ai vu ce spectacle au Festival d’Avignon il y a cinq ans. C’est l’œuvre de théâtre la plus libre et la plus assumée que j’ai vue dans ma vie. Ça m’a renversé.

Quel « chef-d’œuvre » est surestimé?
L’œuvre de Shakespeare

Quel est votre plus récent engouement artistique?
J’ai depuis peu Netflix et j’écoute des documentaires sur la vie d’icônes de la musique comme Nina Simone, Lady Gaga, Whitney Houston. Ces destins-là incroyables me fascinent.

Quelle chanson vous représente?
Lovesong, par The Cure. Je suis un amoureux intense et un grand nostalgique. Si j’étais une chanson, je serais aux détails près celle-là.

Quel est votre album chouchou?
Je suis un admirateur de Lana Del Rey (Nouvelle fenêtre). Si j’avais un album à choisir, ce serait certainement un des siens. Je rêve de la voir en spectacle.

Quel est le film qui vous a fait pleurer?
À égalité, Mommy et Juste la fin du monde. Les deux finales m’ont tellement chaviré que c’est devenu intenable. J’ai failli devoir quitter la salle quand j’ai vu Juste la fin du monde, je ne pouvais plus en prendre. Ça m’a pris des jours, sinon des semaines à m’en remettre. Je connais ces climats familiaux. Je connais ce chaos. Je ne pourrais jamais revoir ces films (mais je les ai quand même à la maison).

Quelle expression vous exaspère?
« C’est bien, pour une première œuvre. » Je ne comprends pas : c’est un « complimarde ». C’est hyper réducteur. Ça m’énerve, ça m’irrite. La première œuvre de quelqu’un peut être un chef-d’œuvre. Le fait que ça soit une première œuvre n’ajoute et n’enlève rien, selon moi.

Quelle est votre réplique fétiche?
« J’commence à être écoeuré des mongols », dans Les bons débarras (1980), de Francis Mankiewicz

Quel texte pouvez-vous réciter par cœur?
Les dialogues du film Madame Doubtfire (1993). Je l’ai beaucoup regardé avec mon frère quand j’étais jeune, et maintenant, je l’écoute tous les soirs pour m’aider à dormir.

Quelle est la pire ou la plus belle chose qu’on vous a dite?
« Arrête donc de t’acharner, ça sert à rien, elle t’aime pas. » J’avais 15 ans. J’étais dans l’autobus scolaire en route vers l’école quand Valérie quelque chose (une fausse amie) m’a dit cette idiotie. Deux ans plus tard, j’embrassais ma copine pour la première fois et ça fait 17 ans que nous sommes ensemble.

Qui est votre héros ou héroïne dans la vie réelle?
J’ai eu des problèmes de santé mentale quand j’étais adolescent (je les ai toujours, seulement, ils sont contrôlés) et mon père m’a sauvé la vie. S’il n’avait pas été là, j’aurais fait bien des conneries.

À qui voudriez-vous adresser un mot d’excuse?
À Sylvie Desrochers, qui fait l’entretien chez moi. Je me suis comporté comme une merde avec elle la semaine dernière. Je lui ai pété un plomb pas possible. Elle n’avait vraiment pas à subir ça, la pauvre. Je me sens coupable sans cesse depuis.

La plus grande leçon que la vie vous a apprise?
Mon métier m’a déjà appris que peu importe ce qu’on fait, des gens adorent, des gens détestent. Je ne me soucie plus beaucoup de l’opinion des autres. Je fais mon métier le plus sincèrement possible et le plus en cohérence avec ce que je suis possible. Les critiques, les prix, les concours, tout ça, honnêtement, me laisse indifférent.

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