Vous naviguez sur l'ancien site
Aller au menu principal Aller au contenu principal Aller au formulaire de recherche Aller au pied de page
Ici Radio-Canada Première

Contrôleur audio

Extension Flash Veuillez vous assurer que les modules d'extension (plug-ins) Flash sont autorisés sur votre navigateur.

Chargement en cours

Marie-Louise Arsenault
Audio fil du mercredi 21 août 2019

Pour ou contre le mot « autrice »?

Publié le

Martine Delvaux et Benoît Melançon devant un micro.
Martine Delvaux et Benoît Melançon dans les studios de Radio-Canada   Photo : Radio-Canada / Francis Dufresne

Utiliser le terme « autrice » plutôt qu'« auteure » pour désigner une écrivaine est loin de faire l'unanimité. Les défenseurs du mot soutiennent, entre autres, qu'il est étymologiquement plus juste que le mot "auteure", tandis que ses critiques lui reprochent surtout son manque d'esthétisme phonétique. Martine Delvaux, autrice et professeure de littérature à l'Université du Québec à Montréal, et Benoît Melançon, auteur et professeur de littérature à l'Université de Montréal, analysent les différents points de vue sur cette question.

« "Autrice" est dans Le Petit Robert depuis 1996. Le mot a une longue histoire », souligne Benoît Melançon. Il fait remarquer que si son existence était relativement peu connue jusqu’à tout récemment, le terme s’impose de plus en plus.

« La chose à laquelle je tiens, c’est qu’on ne gomme pas le travail des féministes québécoises », explique Martine Delvaux. Elle rappelle que le mot « auteure » a été adopté au Québec en 1979 afin de féminiser ce titre d’emploi.

Je ne suis pas du tout contre le terme "autrice", mais je ne vais pas abandonner "écrivaine" et "auteure". […] Je ne vois pas pourquoi l’Académie française viendrait me dicter comment féminiser les mots.

Martine Delvaux

Chargement en cours