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Plus on est de fous, plus on lit!

Avec Marie-Louise Arsenault

En semaine de 13 h à 15 h
(en rediffusion du mardi au vendredi à 1 h et le samedi à 20 h)

A’yarahskwa’, de Jean Sioui : la poésie comme outil de résistance

Audio fil du mardi 28 mai 2019
Portrait du poète Jean Sioui

Le poète Jean-Sioui

Photo : D. R.

« Je n'aime pas me lamenter sur le passé. J'aime mieux voir comment la nouvelle génération veut guérir et bien vivre malgré ce passé. » Foncièrement optimiste, Jean Sioui n'oublie pourtant pas le fardeau historique que portent les membres des communautés autochtones. Le poète wendat aborde cet enjeu dans son dernier livre, A'yarahskwa' j'avance mon chemin, publié à Mémoire d'encrier.

« Les hommes nous ont nommés Indiens
pour tracer la carte de leur voyage
Les hommes nous ont donné des noms
dans le sarcasme de leur langue
Au fond de leurs yeux brillaient des fourrures d’or. »

- Jean Sioui

A’yarahskwa’ j’avance mon chemin (Nouvelle fenêtre), Jean Sioui, Mémoire d’encrier, 30 janvier 2019
Mot de l'auteur : La blessure est grande. Les gens de mon peuple sont en train de se soigner. On a eu une longue période de survie, celle de nos parents, qui luttaient contre la faim et l’humiliation. Ils ont tout fait pour vivre simplement. Ils se sont tournés vers le tourisme et l’artisanat. Nos jeunes ont soif de se connaître. Ils n’acceptent plus ça. Ils nous forcent à l’authenticité, à l’art, à la poésie. Ce ne sont pas des plumes, des macarons ni des habits qui font un Indien, c’est une âme.

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