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Marie-Louise Arsenault
Audio fil du mardi 21 mai 2019

Les gilets jaunes, une version moderne de la Révolution française? Discussion avec Edwy Plenel

Publié le

Le journaliste Edwy Plenel pose pour le photographe Joël Saget à Paris, le 17 février 2016.
Edwy Plenel, journaliste et cofondateur de Mediapart   Photo : Getty Images / AFP / Joël Saget

Edwy Plenel, cofondateur et président du site web d'information indépendant Mediapart, publie La victoire des vaincus – À propos des gilets jaunes. Dans son dernier essai, le journaliste fait l'analyse du mouvement social des gilets jaunes, en critiquant avec véhémence le gouvernement français qui a tenté de le diaboliser et les médias qui l'ont caricaturé.

Loin de le servir, la haine du journalisme le ruine, préférant le règne des opinions à la confrontation des informations.

Edwy Plenel, journaliste et auteur

Edwy Plenel fait une lecture historique du mouvement des gilets jaunes en dressant un parallèle avec les grandes révoltes populaires qui ont marqué la France depuis 1789. « Ce mouvement a été victime du discours officiel, d’une haine de classe », explique-t-il. Selon lui, la peur des possédants de perdre leurs acquis rend légitime l’usage de la violence envers ce mouvement qui revendique l’égalité. Il souhaite que ses confrères journalistes aillent à la « rencontre de leur époque » et cessent de jouer le jeu du pouvoir.

La victoire des vaincus – À propos des gilets jaunes, d'Edwy Plenel, Éditions La Découverte, avril 2019
Résumé de l'éditeur : La révolte des gilets jaunes est un événement inédit, inventif et incontrôlable. Comme tout surgissement spontané du peuple, elle déborde les organisations, bouscule les commentateurs, affole les gouvernants. Comme toute lutte collective, elle s’invente dans une création politique autonome où l’auto-organisation est maître du jeu. Comme toute mobilisation populaire, elle brasse la France dans sa diversité, avec ses solidarités et ses préjugés, ses espoirs et ses aigreurs, ses beautés et ses laideurs.

Prenant le contrepied de la morgue de classe qui s’est déchaînée face à un peuple rabaissé au rang de foule, cet essai veut en déchiffrer l’énigme en mêlant l’histoire immédiate et la longue durée. Né d’un refus de l’injustice fiscale et d’une exigence sociale d’égalité, ce mouvement s’est emparé de la question démocratique centrale, celle du pouvoir présidentiel qui confisque la volonté de tous. C’est cette audace républicaine qu’une répression policière sans équivalent lui fait payer.

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