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Marie-Louise Arsenault
Audio fil du vendredi 19 avril 2019

Les racines ouvrières de Mickaël Gouin

Publié le

Mickaël Gouin riant dans un studio de radio.
L'acteur Mickaël Gouin.   Photo : Radio-Canada / Thomas Lafontaine

« J'ai fait des études en lettres, mais j'ai tout le temps gardé ces racines ouvrières », raconte d'emblée l'acteur Mickaël Gouin qui vient d'être nommé au prochain Gala Artis pour son rôle dans la série En tout cas. Il revient sur son parcours et répond aux questions de la liste de l'invité.

Mickaël Gouin a grandi à Drummondville-Sud, le quartier le plus défavorisé de la ville située dans la région du Centre-du-Québec.

« En vieillissant, j’ai envie de redonner les lettres de noblesse à cette classe-là, qui est quand même ma famille, mon monde », explique-t-il.

Il sera de la distribution de la prochaine saison de la série Victor Lessard présentée à l’automne, avec Guy Nadon et Marc Beaupré, entre autres. Il fait également partie de la première saison de la série web La règle de (3), présentée sur ICI Tou.tv Extra.

Quelle est votre devise?
Ce n’est pas parce que je ris que je te trouve ça drôle.

En quoi excellez-vous?
Dans les rapports humains. C’est vraiment ma force. Je voulais devenir psychoéducateur avant de devenir comédien.

Quel est votre mot préféré?
Je dis beaucoup « viarge » depuis un certain temps. J’ai l’impression de renouer avec mes racines. Je viens d’une famille issue de la classe ouvrière et j’ai entendu mes parents, mes oncles et mes tantes utiliser de vieux patois comme « viarge », « saint chrême » et « en tabaslaque » toute ma vie. Je trouve ça beau. Mon père ne sacrait jamais, mais quand il disait « Ah ben, tabaslaque! », on savait qu’il n’était pas content.

Et celui que vous aimeriez bannir?
Celui que j’aimerais bannir est probablement « tolérance ».

Qu’y a-t-il sur votre table de nuit?
Ça, c’est drôle. Présentement sur ma table de nuit, il y a la biographie de Claude Legault.

Quelle lecture a fait votre éducation sentimentale ou amoureuse?
Plaidoyer pour le bonheur, un livre de Matthieu Ricard.

Quelle lecture obligatoire a été une torture?
L’Odyssée, d’Homère. J’ai su l’apprécier plus tard.

Quelle écrivaine ou quel écrivain inviteriez-vous à souper?
Svetislav Basara, Michel Gondry ou Zviane.

Quel livre, film, pièce de théâtre ou spectacle vous a le plus troublé?
Requiem for a Dream, un film de Darren Aronofsky.

Quel personnage de fiction aimeriez-vous rencontrer?
Jon Snow. Je suis dans une grosse passe Game of Thrones. Je voudrais tellement jouer un personnage comme ça.

Quel est le livre que vous avez honte d'avoir lu?
Ce n’est pas tant le livre, mais au cégep alors que j’étais en arts et lettres et qu’on découvrait les plus grands auteurs du monde, moi, je lisais Aliss et d'autres livres de Patrick Senécal.

Quel chef-d’œuvre est surestimé?
Je n’ai jamais réussi à écouter Casablanca.

Quel est votre plus récent engouement artistique?
Orelsan, que je viens de découvrir trop tard. Je capote!

Avez-vous le souvenir d’un spectacle exceptionnel, d'une performance inoubliable?
Rouge gueule, une pièce d’Étienne Lepage.

Quelle est la pire ou la plus belle chose qu’on vous a dite?
Au secondaire, Martin Charpentier, l’agent de sécurité, aussi coach de football, a dit que, lors d’une réunion de professeurs qui s’intitulait « Qu’est-ce qu’on fait avec Mickaël Gouin? », s'il y avait plus de Mickaël Gouin sur terre, le monde se porterait beaucoup mieux. On m’a rapporté ça quelques jours plus tard et ça m’a fait pleurer.

Quel texte pouvez-vous réciter par cœur?
Cinq visages pour Camille Brunelle, une pièce de Guillaume Corbeil. On a tellement travaillé pour apprendre cette partition impossible à mémoriser. Ce texte est maintenant ancré dans ma tête pour toujours.

La plus grande leçon que la vie vous a apprise?
Orelsan dit : « Respecte les gens durant ta montée parce que c’est les mêmes que tu croiseras lors de ta descente. » Je ne dis pas que c’est ce que je retiens le plus de la vie, mais c’est une phrase qui résonne très très fort pour moi.

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