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Le passage à l’âge adulte, au cœur du prochain film de Philippe Falardeau

Plus on est de fous, plus on lit!

Avec Marie-Louise Arsenault

En semaine de 13 h à 15 h
(en rediffusion du mardi au samedi à 1 h et le samedi à 19 h)

Le passage à l’âge adulte, au cœur du prochain film de Philippe Falardeau

Audio fil du mardi 5 mars 2019
Philippe Falardeau s'exprimant dans un studio de radio.

Le réalisateur Philippe Falardeau.

Photo : Radio-Canada / Thomas Lafontaine

« Je voulais changer mon paradigme, qui était de faire des films du point de vue des gars », explique Philippe Falardeau dans une entrevue d'une heure accordée à Marie-Louise Arseneault. Le réalisateur adaptera My Salinger Year (Mon année Salinger), les mémoires de l'autrice Joanna Rakoff sur son année de travail au début de la vingtaine comme assistante personnelle au sein d'une prestigieuse agence littéraire new-yorkaise.

Le film met en scène une jeune femme qui a pour mandat de répondre aux nombreuses lettres écrites à J.D. Salinger par son public. Aspirante écrivaine, elle brise au bout d’un moment le protocole de son employeur – qui est de répondre de façon courte et polie – pour incarner à sa façon le célèbre écrivain et fournir des réponses élaborées aux questions et demandes des admirateurs et admiratrices.

Ce qui m’intéressait dans cette histoire, c’était le parcours de début vingtaine. On est un peu mélangés; il y a plein de choix qui s’offrent à nous.

Philippe Falardeau, réalisateur

La protagoniste a pour supérieure une agente caractérielle, incarnée par Sigourney Weaver, qui faisait partie « des femmes iconiques fortes des années 1970 à New York », un peu comme le personnage de Meryl Streep dans The Devil Wears Prada (Le diable s’habille en Prada).

Apprendre à se découvrir en se démerdant seul

Le parcours tumultueux de Joanna Rakoff n’est pas sans rappeler le cheminement suivi par Philippe Falardeau. Avant d’entamer La course destination monde, qui l’a mené à la carrière qu’il a eue, le cinéaste se connaissait encore peu et avait une culture cinématographique assez mince. « Fellini, je ne savais pas c’était qui. Je pensais que c’était un fromage. »

L’expérience de La course destination monde a été pour lui une formidable école et l’occasion de mettre à l’épreuve la personne qu’il était en train de devenir.

Il fallait que tu te démerdes seul [...], que tu parles la langue des signes, que tu gères un budget, que tu sois malade tout seul dans une chambre pourrie à Bangui, en Afrique.

Philippe Falardeau, réalisateur

Le réalisateur souligne que cette période de sa vie a teinté sa façon de voir le monde et façonne encore aujourd’hui ses œuvres. « Ce que je souhaite quand je fais un film sur l’autre, c’est montrer l’histoire derrière chaque individu », explique-t-il. Il invite d’ailleurs les gens réticents à accepter les réfugiés dans leur pays, à « se dire qu’il y a une histoire derrière chaque réfugié ».

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