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Marie-Louise Arsenault
Audio fil du lundi 4 mars 2019

Vos voix ne nous atteindront plus : un premier roman pour brouiller la limite entre réalité et fiction

Publié le

Julien Guy-Béland s'exprimant dans un studio de radio.
Julien Guy-Béland a voulu explorer dans son roman « la limite constamment flouée entre la réalité et la fiction, même dans la vie de tous les jours ».   Photo : Radio-Canada / Thomas Lafontaine

« On est dans la tête d'une seule personne, mais à un certain moment, on ne le sait plus trop, parce qu'il y a tellement de voix différentes qui viennent former cette subjectivité-là », explique Julien Guy-Béland à propos de son roman Vos voix ne nous atteindront plus. Le récit, qui met en scène une jeune femme dont l'identité numérique a été usurpée, fait valoir que l'être humain est une créature « profondément hybride ».

Influencé par les théories de Donna Haraway et de Paul Preciado sur les oppressions auxquelles participent les dualismes modernes, notamment celui entre la techno et l’humain, Julien Guy-Béland a voulu explorer avec son premier roman « la limite constamment floutée entre la réalité et la fiction, même dans la vie de tous les jours ».

Je voulais écrire un texte qui embrassait cette hybridité, et c’est pour ça qu’il a une forme hybride, construite avec un réseau de voix qui s’entremêlent et qui s’entrecoupent.

Julien Guy-Béland, romancier

Vos voix ne nous atteindront plus, Julien Guy-Béland, Héliotrope, janvier 2019

Résumé de l'éditeur :

Une jeune femme s’est fait voler son prénom par une hackeuse notoire, et tout le monde les confond. Par exemple ce riche Californien qui insiste pour qu’elle vienne travailler pour lui. Autrement, sa vie n’a rien de très palpitant : quand elle ne s’occupe pas du chien aveugle de sa défunte proprio, elle laisse le temps s’écouler, buvant trop, dormant tard. Jusqu’à ce que le chien soit assassiné dans des circonstances dignes d’un mauvais film d’horreur et qu’un homme déguisé en cheval se mette à rôder dans le quartier, proférant injures et menaces. Peut-être que le moment est venu de fuir Montréal et tous les gâcheurs d’air qui hantent son existence. Faute de trouver la paix, elle aura au moins une chance de sauver sa peau.

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