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Marie-Louise Arsenault
Audio fil du mardi 19 février 2019

L’affirmation des identités multiples et parfois contraires, au cœur du roman La Minotaure, de Mariève Maréchale

Publié le

Marie-Ève Maréchale s'exprimant dans un studio de radio.
La poétesse et romancière Mariève Maréchale   Photo : Radio-Canada / Thomas Lafontaine

« Quand j'ai compris que, oui, je pouvais être [femme et homme] en même temps, j'ai été beaucoup apaisée, parce que je n'avais plus à choisir », explique l'écrivaine Mariève Maréchale. S'identifiant comme personne bigenre, elle célèbre dans son roman La Minotaure l'exploration des identités.

Terrifiée d’exister en raison du genre qui lui a été assigné à la naissance et auquel elle ne s’identifie pas, la narratrice de La Minotaure s’affranchit des oppressions qui l’étouffent à travers un faux dialogue avec une amie décédée.

Ce récit s’inscrit pour Mariève Maréchale dans une démarche à la fois personnelle et académique. Quand elle se regarde dans le miroir, la docteure en littérature explique n’avoir jamais « su voir quelque de chose de très concret ».

Peut-être que le problème n’est pas le reflet, mais le miroir : la façon dont la société nous dit qu’il est possible de se regarder, de s’inventer.

Mariève Maréchale

La figure de « la » Minotaure constitue pour elle une image calme et apaisée, qui lui permet de travailler le langage à l’image de deux de ses inspirations, Nicole Brossard et Monique Wittig.

La Minotaure, Mariève Maréchale, Triptyque, janvier 2019

Résumé de l'éditeur : La Minotaure est un roman dans lequel une narratrice particulièrement terrifiée par l’idée de vivre témoigne de son enfance à travers des notes pour comprendre la source de ses effrois. La plupart de ses courts textes sont adressés à Maude, une amie décédée. Ce (faux) dialogue lui permet de tisser des liens entre son enfance et son âge adulte, et entre sa vie et sa mort qui, croit-elle, la guette à cause de cette tentation d’exister. C’est le récit d’une parole qui ose s’affirmer, d’une personne qui décide enfin d’exister à travers un nœud de violence patriarcale, blanche, impérialiste, de genre et de classe sociale qui l’étouffe, la transperce et l’invisibilise. C’est surtout l’histoire d’un millier de miroirs qui brisent sous une terrible impulsion à vivre.

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