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Marie-Louise Arsenault
Audio fil du vendredi 11 janvier 2019

Nathalie Petrowski, la journaliste fraîchement retraitée aux 1001 projets

Publié le

Une femme sourit devant une micro dans un studio de radio. Une bouteille de champagne se trouve en avant-plan.
Nathalie Petrowski   Photo : Radio-Canada / Christian Côté

La journaliste, autrice et chroniqueuse Nathalie Petrowski a quitté La Presse en décembre 2018, après 26 ans de service. Elle est partie dans la foulée du programme de départs volontaires du quotidien lancé en novembre 2018. Sa dernière chronique est parue le 22 décembre 2018. « Je veux continuer à pratiquer le journalisme à ma manière », affirme-t-elle au sujet des projets qui l'attendent.

Nathalie Petrowski est la fille de l'agent de distribution de films de l'Office national du film du Canada André Petrowski et de la journaliste culturelle spécialiste du cinéma Minou Petrowski.

Quel mot vous décrit?
Impétueuse

Quelle est votre devise?
J’aime mieux être baveuse que plate.

Quel est votre mot préféré?
La vie

Quels mots aimeriez-vous bannir?
La mort et la retraite

Qu’y a-t-il sur votre table de nuit?
Huit livres, mon iPad et un réveil matin

Quel livre a fait votre éducation sentimentale ou amoureuse?
Le nouveau désordre amoureux, de Pascal Bruckner et Alain Finkielkraut

Quelles lectures obligatoires ont été une torture?
Peur, de Bob Woodward, que je viens de terminer. Insupportable. Et la biographie de la chanteuse country Guylaine Tanguay, La ligne droite.

Quelle écrivaine ou quel écrivain inviteriez-vous à souper?
Nancy Huston

Quels livres, films, pièces de théâtre ou spectacles vous ont le plus troublée?
J’ai été très troublée par les livres de Nelly Arcan, notamment Putain et Paradis clé en main; par Columbine, de David Cullen, une enquête de 10 ans sur les tueurs ordinaires de Columbine; par The Good Father, de Noah Hawley, sur un père qui refuse de croire que son fils a tué un homme politique; par Avec toutes mes sympathies, d’Olivia de Lamberterie, sur le suicide de son frère Alex qui vivait à Montréal.

Quel « chef-d’œuvre » est surestimé?
Les particules élémentaires et la plupart des livres de Michel Houellebecq

Quelle est la perle littéraire dont personne ne parle?
Les perles littéraires passent rarement inaperçues, dont Delphine de Vigan, Nancy Huston, Raphaële Billetdoux et Monique Proulx. En vacances, j’ai relu Métier critique de Catherine Voyer-Léger, c’est vraiment une belle et profonde réflexion sur le métier de critique.

Quel est votre plus récent engouement artistique?
Le film Vice, d’Adam McKay

Quelle chanson vous représente?
En ce moment? Faut que j’me pousse, d’Offenbach

Avez-vous le souvenir d’un spectacle exceptionnel, d'une performance inoubliable?
J’ai vu Led Zeppelin au Forum de Montréal à 15 ou 16 ans.

Quelles expressions vous exaspèrent?
Montée de lait. Je ne vois vraiment pas le rapport entre l’élan maternel lactique et l’accès de colère de Gaétan Barrette ou de Dieu sait qui. Autre expression qui me tanne : je VOUS partage ce livre, qui vient directement de l’anglais let me share with you. Ça et « Bon matin! ».

Quelle est la plus belle chose qu’on vous a dite?
Feu Jean V. Dufresne, un grand journaliste avec une magnifique plume, m’avait dit qu’une de mes chroniques lui avait fait penser à un passage de La détresse et l’enchantement de Gabrielle Roy.

À qui voudriez-vous adresser un mot d’excuse?
J’en ai déjà fait à Nancy Huston, à Pauline Julien... Mais j’aimerais aujourd’hui en faire un à la journaliste, conceptrice et documentariste Carmel Dumas qui a écrit un roman, Le bal des ego, que j’ai descendu en flammes très méchamment et, bien sincèrement, je le regrette. C’était une critique qui manquait de nuances. Ce n’était pas un règlement de compte personnel, dans la mesure où Carmel ne m’avait rien fait, mais je servais inconsciemment les intérêts de gens qui ne l’aimaient pas.

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