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Le réviseur linguistique, indispensable travailleur de l’ombre

Plus on est de fous, plus on lit!

Avec Marie-Louise Arsenault

Cette émission n'est pas en ondes actuellement.

Le réviseur linguistique, indispensable travailleur de l’ombre

Audio fil du mardi 25 octobre 2016
Éric Dupont et Monique Proulx ont bien aimé le livre Le gardien de la norme de Jean-Pierre Leroux

Éric Dupont et Monique Proulx ont bien aimé le livre Le gardien de la norme de Jean-Pierre Leroux

Photo : Radio-Canada / Pascal Michaud/Boréal

« Le réviseur, il dépasse les simples questions de langue. [...] Je pense que tous les gens qui pensent faire de la révision linguistique devraient lire ce livre. » Les auteurs Éric Dupont et Monique Proulx couvrent d'éloges Le gardien de la norme, de Jean-Pierre Leroux, un des grands réviseurs linguistiques et spécialistes des textes littéraires que le Québec ait connus.

L’ouvrage de Jean-Pierre Leroux, qui rassemble entre autres des souvenirs d’éditeurs ou d’écrivains qu’il a côtoyés, rappelle l’importance du rôle de réviseur linguistique, insistent Éric Dupont et Monique Proulx.

Peu de gens le savent, précisent les deux auteurs, mais le réviseur, qui travaille plus souvent qu'autrement dans l’ombre, ne fait pas que corriger des fautes d’orthographe : il s’assure également que les textes qu'il scrute sont intelligibles et ne comportent aucune erreur de fait.

Le réviseur linguistique, à part corriger les fautes d’accord, les anglicismes, les fautes de syntaxe, c’est aussi celui qui va faire en sorte que la voiture que vous avez identifiée en page 14 comme une Ford ne devient pas une Chrysler à la page 142.

Éric Dupont

« Il voit les tics de langage, qu’on ne voit pas toujours, et aussi, un bon réviseur fait une vérification des faits historiques. C’est tout un travail », dit pour sa part Monique Proulx.

Un métier en danger

Selon Monique Proulx et Éric Dupont, la parution du livre de Jean-Pierre Leroux arrive au moment où le métier de réviseur linguistique est de moins en moins respecté, et donc en danger.

À l’ère des réseaux sociaux et en raison du rythme effréné de la vie, les erreurs d’écriture semblent être de plus en plus « tolérées » par les lecteurs, ce qui n’augure rien de bon, déplore Monique Proulx.

« On est moins perfectionniste. On s’imagine que le lecteur n’y verra que du feu. On se dit : "Pourquoi est-ce qu’on paierait tant d’heures pour s’assurer que tout est absolument parfait alors que dans le fond, les lecteurs lisent rapidement" », se désole-t-elle.

Référence :

Le gardien de la norme (Nouvelle fenêtre), de Jean-Pierre Leroux, Les éditions du Boréal, 2016

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