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Marie-Louise Arsenault
Audio fil du mercredi 21 novembre 2018

Salle de défoulement : quand frapper fait du bien

Publié le

Les deux protagonistes sont vêtus d'un habit protecteur blanc avec un plastron sur le torse et un bâton de baseball ainsi qu'une barre de corbeau dans les mains.
Alain Farah et Sarah Berthiaume lors de leur expérience dans une salle de défoulement.   Photo : Facebook / Alain Farah

Avez-vous déjà eu besoin de passer votre colère en frappant des objets? C'est maintenant possible grâce aux salles de défoulement. L'expérience est à la fois libératrice et légèrement troublante, selon nos deux écrivains sur le terrain. « Le magasinage d'objets à détruire, je l'ai trouvé crève-coeur », raconte en rigolant Sarah Berthiaume, vêtue en studio, comme son collègue Alain Farah, du même habit protecteur blanc qu'ils ont dû enfiler pour l'occasion.

Ce nouveau type d'activité ludique consiste à détruire, dans un environnement sécuritaire, les objets de son choix avec des bâtons de baseball ou des pics, par exemple. Les gens en peine d'amour semblent constituer une bonne part du chiffre d'affaires des salles de défoulement.

Ce qui est dur, c'est de ne pas entreprendre, quand on est dans un tel endroit, une réflexion sur la violence et sur la société.

Alain Farah, écrivain et professeur de littérature à l'Université McGill
Sarah lève un poing en l'air, tandis qu'Alain Farah lève un banc de piano avec ses mains, dans un geste où il semble le lancer.
Sarah Berthiaume et Alain Farah ont testé la cage de la rage, où l'on peut détruire des objets pour se défouler. Photo : Radio-Canada/Étienne Côté-Paluck

La comédienne, écrivaine et dramaturge Sarah Berthiaume ainsi que l’écrivain et professeur Alain Farah ont visité le centre sportif et récréatif Sports de combat à Montréal.

Sur place, si vous n’apportez pas vos propres objets à détruire, on propose un étalage qui comprend des tasses, des verres, des bouteilles, des meubles de bureau, des imprimantes, des horloges ou même des jouets pour enfants. Certains sont abîmés, mais d’autres sont encore en bon état.

La même semaine que Sarah Berthiaume a testé la salle de défoulement, elle a signé le Pacte pour la transition, proposé par Dominic Champagne, dans lequel les gens s’engagent à mieux gérer leur empreinte écologique.

Il y avait comme une petite contradiction intérieure dans le fait de briser des affaires pour le fun quand je m'étais solennellement engagée à réduire mon empreinte écologique.

Sarah Berthiaum, comédienne, écrivaine et dramaturge

Les deux acolytes racontent que le choix des objets a aussi généré chez eux une certaine mélancolie. Ils s’imaginaient qui auraient pu avoir été leurs anciens propriétaires.

Références :

« Rage rooms: Why recreational smashing could be good for your mental health », Marina Pitofsky, USA Today, 11 novembre 2018
« Se défouler pour se sentir mieux », Véronique Lauzon, La Presse +, 31 janvier 2018

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