Vous naviguez sur l'ancien site
Aller au menu principal Aller au contenu principal Aller au formulaire de recherche Aller au pied de page
Ici Radio-Canada Première

Contrôleur audio

Extension Flash Veuillez vous assurer que les modules d'extension (plug-ins) Flash sont autorisés sur votre navigateur.

Chargement en cours

Marie-Louise Arsenault
Audio fil du mercredi 17 octobre 2018

Discussion sur le fardeau de la virilité et sur la crise de la masculinité

Publié le

Deux couvertures de livres.
Deux livres portant sur la crise de la masculinité et la construction du mythe de la virilité   Photo : Robert Laffont/Seuil

« On ne naît pas viril, on le devient », dit Olivia Gazalé, qui fait un clin d'oeil à la phrase culte de Simone de Beauvoir. La philosophe française expose les failles de la virilité, une construction sociale érigée en diktat, selon elle. En compagnie de l'anthropologue et spécialiste des questions de genre et de sexualité Mélanie Gourarier, elle réfléchit aux causes qui mènent à la crise de la masculinité.

Alpha mâle : Séduire les femmes pour s’apprécier entre hommes, Mélanie Gourarier, Paris, Seuil, La couleur des idées, 2017
Résumé de l'éditeur : Convaincus de vivre dans une société désormais soumise au règne des femmes, des hommes s’emparent aujourd’hui des instruments de la protestation minoritaire pour revendiquer une place qu’ils auraient perdue. Emblématique de ce mouvement, la « Communauté de la séduction » entend réhabiliter la masculinité en façonnant des séducteurs d’exception : des coachs à l’audience grandissante dispensent à des hommes en quête d’accomplissement des techniques de développement personnel réputées pouvoir transformer, selon la hiérarchie d’excellence du groupe, n’importe quel « loser » en « alpha mâle ».

Une masculinité trop virile [selon la société] est attribuée aux classes populaires, celle qui n’est pas assez virile est attribuée à l’homosexualité. La bonne masculinité se situe dans cet entre-deux.

Mélanie Gourarier

Le mythe de la virilité, Olivia Gazalé, Robert Laffont, 2017
Résumé de l'éditeur : Et si, comme les femmes, les hommes étaient depuis toujours victimes du mythe de la virilité? De la préhistoire à l'époque contemporaine, une passionnante histoire du féminin et du masculin qui réinterprète de façon originale le thème de la guerre des sexes. Pour asseoir sa domination sur le sexe féminin, l'homme a, dès les origines de la civilisation, théorisé sa supériorité en construisant le mythe de la virilité. Un discours fondateur qui n'a pas seulement postulé l'infériorité essentielle de la femme, mais aussi celle de l'autre homme (l'étranger, le « sous-homme », le « pédéraste »…). Historiquement, ce mythe a ainsi légitimé la minoration de la femme et l'oppression de l'homme par l'homme.

Ce devoir de virilité est fait d’injonctions très contraignantes : le devoir de virilité impose d’être fort, puissant, robuste, héroïque, conquérant, victorieux, valeureux et d’avoir la maîtrise de soi. C’est aussi un idéal discriminatoire, car tous les hommes qui ne sont pas porteurs des marqueurs virils sont toujours considérés comme des sous-hommes.

Olivia Gazalé

Les deux intellectuelles participent au colloque Une virile imposture? Construction du jeune homme dans la littérature, présenté par le groupe de recherche Figura de l’Université du Québec à Montréal, du 17 au 19 octobre.

Chargement en cours