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Marie-Louise Arsenault
Audio fil du lundi 24 septembre 2018

Le mot à définir avec Francis Dupuis-Déri : abstention

Publié le

Il sourit au micro.
Le professeur au Département de science politique à l’Université du Québec à Montréal Françis Dupuis-Déri   Photo : Radio-Canada / Hamza Abouelouafaa

Lors des élections générales au Québec en 2014, 26 % des électeurs ont boudé les urnes, un pourcentage qui ne cesse de grimper d'année en année. Pour démystifier le phénomène de l'abstentionnisme, le professeur au Département de science politique à l'Université du Québec à Montréal Francis Dupuis-Déri définit le mot « abstention ».

« Les mots ''abstention'' et ''s’abstenir'' ont longtemps eu une connotation religieuse, explique Francis Dupuis-Déri. Comme s’abstenir de manger de la viande pendant le carême ou s’abstenir des plaisirs de la chair. » C'est vers 1865 que ces termes ont pris un sens politique. Dans les années 1930, le dictionnaire Larousse définissait l’abstention comme un ''oubli égoïste et blâmable'', une étiquette qui colle encore aujourd'hui, déplore le professeur de science politique.

Une étude portant sur la qualification de l’abstention sur le web révèle qu’on veut toujours plus de participation électorale et toujours moins d’abstention, et que l’abstention est toujours qualifiée péjorativement, comme un problème, une catastrophe, une pathologie.

Francis Dupuis-Déri

Tourner le dos aux élections, un choix politique, une vidéo de Rad

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