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Marie-Louise Arsenault
Audio fil du lundi 17 septembre 2018

Trois livres à lire, selon Ludmila Proujanskaïa, Émilie Dubreuil et Luis Clavis

Publié le

Trois couvertures de livre.
Les livres du club de lecture   Photo : Les maisons d'éditions

Cette semaine au club de lecture, les romans nous transportent dans des lieux insoupçonnés : nous passons du prisonnier au cœur tendre dans Francoeur au Los Angeles marginal dans Le Mars Club en passant par les questions profondes sur l'amour dans La seule histoire.

Le Mars Club, Rachel Kushner, Stock, 21 septembre
Résumé de l'éditeur : Romy Hall, 29 ans, vient d’être transférée à la prison pour femmes de Stanville, en Californie. Cette ancienne danseuse nue doit y purger deux peines consécutives de réclusion à perpétuité, plus six ans, pour avoir tué l’homme qui la harcelait. Dans son malheur, elle se raccroche à une certitude : son fils de 7 ans, Jackson, est en sécurité avec sa mère. Jusqu’au jour où l’administration pénitentiaire lui remet un courrier qui fait tout basculer.

Je suis certaine que c'est un excellent livre dans sa version originale, en anglais, mais il va falloir que l'on fasse une thérapie de groupe tantôt, car la traduction franco-française parigote fait en sorte qu'il y a un décalage tellement énorme entre le lieu où ça se situe, la marginalité de Los Angeles, et les mots comme ''du coup''...

Émilie Dubreuil

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La seule histoire, Julian Barnes, Mercure de France, 31 août 2018
Extrait du roman : « Un premier amour détermine une vie pour toujours : c’est ce que j’ai découvert au fil des ans. Il n’occupe pas forcément un rang supérieur à celui des amours ultérieures, mais elles seront toujours affectées par son existence. Il peut servir de modèle, ou de contre-exemple. Il peut éclipser les amours ultérieures; d’un autre côté, il peut les rendre plus faciles, meilleures. Mais parfois aussi, un premier amour cautérise le cœur, et tout ce qu’on pourra trouver ensuite, c’est une large cicatrice. »

L'auteur commence par une question frontale : ''Préfériez-vous aimer davantage et souffrir davantage ou aimer moins et moins souffrir?'' C'est finalement la seule vraie question.

Ludmila Proujanskaïa

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Francoeur, Mathieu Blais, Leméac, 5 septembre 2018
Extrait du livre : « Quand il arrive à la prison de Sainte-Anne-les-Bains, Francœur est un homme marqué, que les Hells ont dans le collimateur. Mais qu’importe puisqu’il est fou. Fou de Rosemarie, une fille de club, une barmaid, une belle fille aux cheveux teints en noir et au visage intelligent, une vivante, une crisse de vivante qui rayonnait dans la cellule à Francœur, qui rayonnait dans ses yeux et qui rayonnait dans ses mots quand tout débordait de partout, que son trop-plein se déversait ».

Francoeur est un prisonnier au cœur tendre. C'est un récit carcéral, un huis clos qui donne beaucoup d'espace pour de la belle poésie.

Luis Clavis

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