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<em>La psychologie des foules</em> ou les dangers d'une dérive populaire, avec Thomas Hellman

Plus on est de fous, plus on lit!

Avec Marie-Louise Arsenault

En semaine de 13 h à 15 h
(en rediffusion du mardi au samedi à 1 h et le samedi à 19 h)

La psychologie des foules ou les dangers d'une dérive populaire, avec Thomas Hellman

Audio fil du mercredi 6 juin 2018
Une foule humaine

L’humain ne représente qu'une fraction de la vie sur Terre, mais les dégâts qu'il y a causés sont irrémédiables.

Photo : iStock

« L'individu abdique son individualité pour se fondre dans la foule. Il va se sentir tout puissant, il n'a pas la responsabilité de ses actes. » L'auteur et chroniqueur Thomas Hellman s'intéresse à un ouvrage phare dans la sphère des sciences sociales, La psychologie des foules, écrit à la fin du 19e siècle par Gustave Le Bon. Selon ce dernier, la foule est une entité qui a sa propre psychologie et qui fait régresser les individus qui la forment. Thomas Hellman croit que cette théorie s'applique également sur le web et il explique pourquoi.

L’individu en foule est un grain de sable au milieu d’autres grains de sable que le vent soulève à son gré.

Gustave Lebon

Considéré comme un livre fondateur de la psychologie sociale, La psychologie des foules, de Gustave Le Bon, a été publié en 1895 alors que la France connaissait, depuis la Révolution de 1789, plusieurs soubresauts politiques. Ses théories se fondent sur les mouvements de foule de cette époque, mais sont toujours applicables aujourd’hui, selon Thomas Hellman.

La foule est plus puissante que l’individu, elle fait les révolutions, elle cause les transformations sociales, mais la foule est toujours moins intelligente que l’individu, moins rationnelle, plus émotive, plus impulsive. Elle ne peut penser par elle-même, raisonner. Elle est facilement manipulable par les émotions.

Thomas Hellman, qui reprend les théories de Le Bon

Thomas Hellman établit un lien entre les théories de la foule et leur application sur le web. « En fait, la foule virtuelle est d’un certain point de vue plus dangereuse, parce que le sentiment d’impunité, d’anonymat, est plus fort, explique-t-il. Il y a quelque chose d’enivrant, de jouissif, à abandonner la profondeur de son individualité. La foule nous libère de notre complexité. »

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