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Pouvez-vous imaginer une personne handicapée faire l'amour?

Plus on est de fous, plus on lit!

Avec Marie-Louise Arsenault

En semaine de 13 h à 15 h
(en rediffusion du mardi au samedi à 1 h et le samedi à 19 h)

Pouvez-vous imaginer une personne handicapée faire l'amour?

Audio fil du vendredi 13 avril 2018
La comédienne aux cheveux noirs bouclés sourit à l'animatrice.

L'auteure Véronique Marcotte présente un texte débordant d'humanité et qui porte sur son ami, le comédien Dave Richer.

Photo : Radio-Canada / Christian Côté

Même lorsque l'on croit être ouvert d'esprit, il arrive que l'on doit faire face à nos propres limites. C'est ce qui est arrivé à Véronique Marcotte, quand elle a vu l'humoriste et comédien Dave Richer, atteint de paralysie cérébrale, avec sa femme et leurs enfants. « Hein, ils ont fait des enfants? » Cette réaction l'a forcée à avoir une conversation avec elle-même, pour se défaire des préjugés qu'elle ne s'avouait même pas avoir. Son micro ouvert se transforme en véritable lettre d'amour aux personnes atteintes de paralysie cérébrale.

On pense qu’on est bien ouvert, mais on s’aventure sur un territoire vierge, qui plus est, un territoire vierge et miné. Moi, je me suis toujours targuée d’avoir un grand cœur et une inépuisable ouverture d’esprit. Donner 2 $ à Pépé au coin Ontario et De Lorimier ou passer la balayeuse pour éliminer des centaines de coccinelles au printemps dans le chalet en ayant l’impression de commettre un génocide et pleurer un peu ne fait pas de moi quelqu’un d’empathique dans toutes les situations. Aujourd’hui, je ne sais plus si je suis prête à confirmer qu’un handicapé, ça ne me fait pas peur.

Véronique Marcotte, écrivaine

Véronique Marcotte évoque le cas d'Annie-Kim Charest-Talbot, une jeune femme atteinte de paralysie cérébrale, qui s'est heurtée à de nombreux obstacles en tentant d'obtenir son diplôme d'études collégiales. Cette histoire illustre que les préjugés restent nombreux à défaire.

Refusée à un cours de théâtre en raison de son handicap?

Un texte de Claudie Simard Annie-Kim Charest-Talbot venait de s'inscrire à sa dernière session de cours au Cégep de Trois-Rivières lorsqu'elle a su qu'elle n'obtiendrait pas son diplôme en mai prochain. Un professeur lui aurait annoncé le 19 décembre qu'elle ne pourrait pas suivre le cours de théâtre lors de la prochaine session.

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